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Sur PlaceTrucs & Astuces

Drone en Voyage : de l’utilité (ou pas) de s’envoyer en l’air en road-trip

par Le Tripeur

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Ah les drones… On les prends pour des gadgets ou le top de la technologie, ils nous fascinent ou nous rebutent. Alors, poids mort ou nouvel outil indispensable du Voyageur ?.

(Voir ici pour notre sélection de drone de Voyage)

Il était une fois…

La première fois qu’il nous a été donné de voir un drone à l’étranger, en 2015, force fut de constater que l’engin avait de quoi rebuter n’importe quel backpacker. Son pilote, visiblement en Voyage, vint à sortir un espèce de grand morceau de plastique blanc d’un sac à dos dédié à la bête. 3kg+ de matériel avec les batteries et l’énorme télécommande, cinquante centimètres de largeur, haut d’une trentaine d’autres… Rien qui n’incitait à partir en baroude.

Le Phantom, une brique pour le backpacker.

En gros, ce qui s’est révélé plus tard être un “Phantom 3” avait tout d’une vision d’horreur. Autant se balader avec un parpaing. Force est de constater pourtant que les photos rapportées du ciel avaient de quoi laisser rêveur puis curieux.

Les temps ont changé

Les drones ont subis une cure amaigrissante impressionnantes ces dernières années

Plus petits, pliables et plus minces pour respecter les réglementations (au delà de 800g un permis est nécessaire en Europe), nombreux sont les nouveaux drones à s’être adaptés aux Voyageurs. Et ce n’est visiblement que le début.

L’encombrement est encore existant mais n’a de commune mesure avec ce qu’il était il y a encore quelques temps. Les constructeurs se sont aussi adaptés pour réduire la taille des manettes (beaucoup restent cependant imposantes), permettre un contrôle via le téléphone portable, et pour améliorer la résistance et la portabilité.

Plus besoin d’être un pro du pilotage, mais…

…mieux vaut s’entraîner avant le départ. L’automatisation du vol est devenu assez mature et rend moins effrayant l’emport d’un matériel aussi cher en Voyage. En supposant que vous évitiez les premiers prix, vous vous retrouverez face à une bête capable de contrer les caprices du vent et de rester bien sagement sur place. Attention cependant : les obstacles et l’environnement restent à la charge du pilote. Pour le reste…un simple pointage sur l’écran permettra aux moins habiles de diriger tranquillement l’engin.

“On ne sort pas un peu de l’essence du Voyage là ?”

Cette activité reste suffisamment récente et rare pour ne pas encore déchaîner des tribus de “pro” et “anti”. Néanmoins l’arrivée de nouvelles technologies en trip a toujours fait face à son lot de détracteurs. Il faut dire que les questions sont légitimes et du même ordre que de savoir s’il est bon d’emporter tablettes, mobiles ou liseuses numériques lors de ses séjours, afin de privilégier une coupure et une authenticité. La réponse la plus évidente à tout cela est…ça dépend ! Car de même que si vous partez 6 mois vous serez ravi d’avoir une liseuse plutôt que 12 livres papier, un blogueur pourrait avoir besoin d’un ordinateur ou un motard être rassuré par la présence de GPS sur son smartphone.

A vrai dire cette réponse est même plus simple pour les drones : si vous avez quelques sous de côté, on peut les voir comme une caméra volante, au même titre que vous emporteriez votre reflex ou votre GoPro. A ceci près que l’outil en lui même est bruyant et qu’il nécessite un respect absolut de son environnement et des autres. C’est là toute une autodiscipline à accepter.

Alors, on achète ou pas ?

Les raisons d’investir

Si vous avez l’âme d’un vidéaste ou photographe en herbe, nous ne passerons pas par quatre chemins : vous serez tout simplement subjugués par le pouvoir créatif que mettra entre vos mains les drones. Le pilotage demande forcément un peu de pratique, mais est bien plus accessible qu’auparavant et les stabilisateurs font des merveilles.

Les prises de vue que vous récolterez vont vous clouer. Une fois maîtrisé, l’appareil vous apportera un plaisir quasi jouissif avec des images dont vous n’auriez jamais pu rêver. Un vrai plus lorsqu’il s’agit de se démarquer des habituelles photos ou vidéos de vacances.

Les cas ou il vaut mieux reporter l’achat

Impensable de dépenser moins de 500 euros/dollars à ce jour si vous désirez prendre des prises de vue stabilisées et de bonne qualité. Une fois le joujou en main préparez-vous à de nombreux moments de stress. Imaginez simplement faire voler votre ordinateur dans les airs sans droit à l’erreur. Un mauvais coup de manette et celui-ci pourra finir dans un mur ou à l’eau. Faire voler un drone est aisé, assurer sa trajectoire en toute confiance est une autre paire de manche.

Bien sûr, et malgré les évolutions récentes, emporter un drone reste une contrainte logistique. Mettre les hélice ou déplier les pattes, empaqueter, voler, changer la batterie, recharger, etc. C’est toute une petite organisation qu’il faut accepter, en plus du volume et du poids occupé dans votre sac.

Au vu de l’investissement, mieux vos prendre conscience de tout cela avant d’acheter, surtout si vous n’êtes pas vraiment du genre à monter vos images au retour.

A ne jamais oublier pour ceux qui ont cédé à la tentation

Vous avez désormais un superbe drone entre les mains, mais un outil tapageur voir potentiellement effrayant ou dangereux dans certaines zones habitées. Veillez à pratiquer de manière responsable le pilotage afin de ne pas déranger qui que ce soit, et n’oubliez pas de ne jamais survoler des individus. Comme tout appareil électronique, celui-ci n’est jamais à l’abri d’une faille et pourrait chuter comme une pierre.

Attention à bien vous renseigner sur les règles locales de survol avant d’utiliser un drone ! Vous pourriez facilement vous le faire saisir pour non respect des règles en vigueur.

Après avoir séduit les plus passionnés des amateurs de high-tech, les drones sont à n’en pas douter en pleine période de démocratisation, et vont mettre le paquet pour séduire les Voyageurs que nous sommes. Ceux qui ont déjà du mal avec les routards se baladant l’œil collé à l’objectif vont en être pour leur frais. Les autres vont être bluffés par les résultats obtenus.

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InstaTop n°5 : Les meilleures photos de #Voyage de la semaine

par Le Tripeur

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Parce-qu’il ne fait jamais de mal de se laisser emporter par de nouvelles idées 🙂 …

1. Tonga

2. Samarcande, Ouzbékistan

3. Tasmanie, Australie

4. Lush Valley, Canada

5. Lac Inley, Birmanie

6. Istanbul, Turquie

7. Saint Augustin, Colombie

8. Bénin

9. Quelques part au dessus de l’Antarctique

Une publication partagée par Qantas (@qantas) le

10. Marlborough, Nouvelle-Zélande

InspirationPartir !

Arrête de Voyager, tu vas foutre ta vie en l’air.

par Le Tripeur

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Le Voyage ne fera pas toute ta vie.

La plupart des jeunes gens d’aujourd’hui ressentent un besoin pressant de partir découvrir les routes du monde. C’est normal.

Tu as 20 ans, 25 ans, 28 ans. Tu es plein d’énergie, impétueux. L’existence semble t’offrir tous les chemins possibles. Du coup tu dépenses le peu d’argent que tu as et tu parcours des morceaux de monde. Tu désires ne pas te laisser attraper par la réalité, tu vois ta tête se remplir de paysages et de rencontres alors que tes poches se vident.

A quoi bon cette inconscience ?

Ton énergie d’aujourd’hui doit être investie dans ta sécurité de demain.

Te souviens-tu quand enfant tu courrais en cercle puis changeait de direction sans discontinuer ? Ça te rendait malade n’est-ce pas ? Alors pourquoi persister à faire de même à l’âge où tu devrais commencer à construire ? Pourtant tu t’entêtes.

Ce n’est pas sain. Ton cerveau est plastique. Ta jeunesse te rend sensible aux effets que provoquent le Voyage. D’aucuns disent que cela leur a ouvert des horizons et permis de penser d’une autre manière. C’est en effet le cas, et c’est dangereux. Tu ne seras plus le même. La personne que tu étais n’existera plus. Chaque découverte, chaque dialogue aura un impact sur qui tu es. Tes pensées en seront imprégnées. C’est terrifiant. Tu as eu une éducation et un cadre, c’est bien suffisant. Pourquoi chercher à l’adapter ?

Tu commenceras à te poser des questions :
 

“Pourquoi ne pas étudier une autre langue ?”

“Ai-je vraiment envie de travailler 40h par semaine avec quelques congés par an ?”

“Et si ce pays que j’ai visité me convenait mieux ?”

“Puis-je vivre heureux sans avoir autant que je le pourrais ?”

“Peut-être pourrais-je utiliser ce que j’ai appris ailleurs pour bâtir ma vie ?”

“Quel sens je veux donner à mon avenir ?”

“Le travail pour le travail vaut-il le coup ?”

 
Cette fuite en avant nuira à ta stabilité. Heureusement il faudra bien que tu achètes un jour une maison, que tu t’installes. Oh je ne parle pas d’un de ces investissements qu’on loue. Je parle de ta propriété, à toi, dont tu paieras les traites. Un emprunt, une carrière, une famille et une voiture. Faire le même trajet tous les jours est rassurant. Travailler dans un cadre déterminé est nécessaire.

On sait que l’on a réussi lorsque notre environnement nous évite ces interrogations. Une fin de semaine hors de la ville, quelques verres entre amis, c’est bien suffisant pour s’évader.

Voilà les atours d’une vie honnête et confortable.

Tu me dis qu’il y a d’autres solutions, qu’il existe d’autres moyens de se bâtir un équilibre, tu crois qu’il est possible de ne pas avoir qu’un unique foyer. Cette attitude te poussera à redéfinir le mot “normal”, tu te sentiras constamment l’envie de te dépasser. Chacun ces désirs sera un prétexte au séjour ou au projet suivant.

Pour qui te prends-tu à rêver ainsi ? Le monde est dur, les règles sont claires. Ce n’est pas toi qui en changera l’essence.

Et pourtant tu n’as de cesse d’essayer, de te confronter aux éléments comme un animal enragé, de vouloir compléter la palettes de tes émotions connues et des couleurs que tu n’a pas encore découvertes. Tu tentes de trouver dans chaque grain de sable la réponse à tes questions. Tu espères que les vents d’autre continents te souffleront de nouveaux secrets. Tu t’interdis tout fatalisme et continues de penser que tout geste, s’il est fait avec sincérité, peut changer les choses.

Tu mets en avant le changement de perspective, la tolérance à l’incertitude, l’ouverture à l’autre, la capacité à choisir, l’apprentissage, la créativité. Quel Être adapté à la société peut-il avoir besoin de tout ça ?

Tu es fou. C’est une expérience dont on ne revient pas indemne. Fonce !

 

(Edit : Vous aurez compris que cet article est dédié aux Voyageurs et n’est en aucuns cas une critique de celles et ceux ayant préféré un mode de vie plus sédentaire 🙂 )

Sur Place

Survivre aux trajets longue-distance en bus

par Le Tripeur

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Un Voyage longue-distance en bus, c’est long et ça implique souvent quelques douleurs au coccyx. Mais c’est rarement très cher et donc parfait pour les routard !

Organiser son déplacement

Inutile de vous ruer sur le premier guichet au moment d’acheter votre billet. Si vous en avez la possibilité, cherchez des informations en amont via internet ou votre guide. L’alternative étant bien sûr de demander quelques tips aux autres voyageurs ou aux locaux : ces derniers n’hésiterons pas à vous aider. Autant en profiter si vous êtes au bout du monde et ne parlez pas un mot de la langue locale.

Dans le cas contraire inutile de gesticuler, une carte ou le nom de votre destination devrait faire l’affaire au moment de passer commande (de l’art de jamais oublier un papier et un crayon avec soi).

Sachez à quoi vous attendre !

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Où que vous soyez dans le monde il existera des bus aux suspensions limées et aux fauteuils rapiécés, capables de vous emporter au loin à un prix limité voire modique. Dans les régions en développement, soyez bien conscient de vos standards et de l’état des véhicules. Pourquoi pas demander à voir le bus si vous en avez la possibilité ?

12h de nuit sur les cailloux à essayer de profiter de ce qui devait être un bon repos (afin d’économiser une chambre) peut être une frustration certaine ! Une fois de plus rassemblez des infos : il existe bien souvent des compagnies VIP très abordables, voire de plus rares bus-couchettes (sisi, des bus-couchettes). A l’exception de certains pays africains, ce type de surclassement existe quasiment partout. Du Pérou au Vietnam vous ne devriez pas avoir de soucis à en trouver.

Toutefois pour les trajets de moins longue haleine il fait toujours bon de privilégier les bus de base, excellents moyens de se mélanger à l’habitant.

Acheter son billet

Une fois ces premiers éléments considérés, place à l’achat.

Comme mentionné, l’idée du bus de nuit est souvent un moyen d’associer l’utile à l’agréable et de ne pas voir défiler les heures. Attendez-vous cependant à une possible arrivée matinale, voire dans la nuit, ce qui en fonction de la destination peut être problématique.

Au moment de lâcher vos sous, assurez-vous de bien avoir été compris. Confirmez la destination, l’horaire, voire la présence de nourriture à bord et d’arrêts éventuels. Par ailleurs, si vous observez des tickets, demandez en un histoire d’éviter des conflits futurs, ou essayez d’obtenir un reçu écrit à la main.

Quoiqu’il en soit allez toujours au guichet pour acheter votre billet. Cela vous reviendra la plupart du temps bien moins cher que via une agence ou un hôtel.

Savoir où s’asseoir

Aussi important que de prendre la bonne place au cinéma. Si vous êtes sujet à la nausée, l’idéal reste de s’asseoir vers le milieu du bus et près de la fenêtre. Cela atténuera les secousses et vous permettra de voir défiler le paysage, et ainsi de reposer votre cerveau. Évitez l’arrière où se trouve généralement le moteur et ses vibrations. Pour nos voyageuses solitaires qui chercheraient un sentiment de sécurité plus probant, nous vous conseillons toutefois de privilégier l’avant du bus, à la vue du chauffeur.

Il peut arriver que les places soient numérotés et déterminées à l’avance. N’hésitez pas à vous armer de votre plus beau sourire afin de réclamer un siège qui vous conviendrait mieux, vous n’avez rien à perdre.

La question des bagages

Dans l’immense majorité des cas votre sac sera soit placé en soute, soit sur le toit du bus. Sécurisez ce dernier à l’aide d’un cadenas et faites en sorte que celui-ci soit placé le plus au fond de la pile. Généralement il n’y aura aucun soucis, mais mieux garder un œil depuis l’extérieur jusqu’au départ.

Surtout n’oubliez pas l’indispensable sac d’appoint et mettez y vos papiers, votre électronique et gardez un peu d’argent sur vous en cas de soucis avec votre sac-à-dos principal.

Profitez en pour y glisser des snacks et suffisamment d’eau pour le trajet, ainsi que du papier toilette et pourquoi pas des lingettes rafraîchissantes. Pouvoir bouquiner ou s’occuper de quelque manière que ce soit n’est évidemment pas un luxe, pensez-y au moment de préparer votre sac !

Comment s’en tirer à bon compte

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Les agréments du Voyage ou comment se préparer mentalement

Les points suivants sont à considérer, malgré tout profitez des petites joies et souvenirs en dépit des désagréments d’une très longue route 😉

  • Il y aura du bruit
  • Votre voisin peut dégager une odeur corporelle forte
  • En cas de présence de jeunes enfants vous aurez même le droit au combo des deux
  • Vous aurez les jambes en bouillie en cas de sièges serrés
  • Il peut y avoir quelques fumeurs, voire beaucoup de fumeurs, en Asie notamment
  • On a déjà pu voir un couloir de bus devenir un vrai crachoir
  • Les pannes et retards seront souvent de la partie

Tout ceci est du vécu, mais est bien entendu à considérer “au pire”. Simplement, il faut parfois savoir se montrer compréhensif face aux réalités du terrain. (Rigolez-en et pensez aux copains enfermés au bureau, ça fait toujours du bien.)

Savoir épargner ses membres

Profitez de poses généralement rares et sortez dès que possible. L’expérience peut rester douloureuse alors profitez de la moindre occasion de vous dégourdir les jambes et de vous étirer. Ne vous éloignez tout de même pas trop afin d’éviter que le bus ne parte sans vous (encore une fois, c’est du vécu).

Faites connaissance et profitez de la vue !

Apprendre à connaitre un peu (ou beaucoup) ses voisins, en plus d’être une expérience enrichissante, est un véritable atout. Cela peut vous permettre de mieux connaitre votre destination et ses bons plans, et – soyons francs – représente un gage de sécurité important pour les femmes voyageant seules.

Le bus reste bien évidemment un moyen assez exceptionnel de voir du pays au fil des kilomètres. Dans les pays les plus chauds, si vous décidez de prendre un car à bas coût, les fenêtres seront la plupart du temps ouvertes et vous permettront de prendre des photos en toute tranquilité.

Le bus, malgré ses différences avec le confort du train reste LE meilleur moyen de transport le plus compétitif. Pour le meilleur et pour le pire.

Trucs & Astuces

7 manière de combattre les angoisses du Voyage en solo

par Le Tripeur

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Nous vous avions parlé des multiples avantages du voyage solo en terme de développement personnel. Parmi ses aspects les plus difficiles : une solitude parfois compliqué à gérer et de nombreux doutes. Dur d’y couper les premières fois – cela fait parti du jeu -, mais il existe des moyens de ne pas se laisser emporter par la mélancolie.

1. Appeler chez soi.

On ne va pas vous apprendre qu’il n’a jamais été aussi simple de contacter ses proches où que vous soyez. Entre les Skypes, les Messengers et autres FaceTime. L’important est d’entrer en contact avec quelqu’un capable de vous remonter le moral, et pas simplement de vous écouter. Un personne qui vous bottera le derrière avec grâce.

Cependant il est bon de ne pas en abuser en solo. Si le simple fait d’exprimer son coup de blues peut faire du bien, il ne faut pas que cela engendre un besoin plus important de nouvelles du pays. Ne pas se laisser absorber par ce lien trop important, c’est aussi mieux profiter de l’expérience que vous vivez.

2. Ecrire et réfléchir

Attrapez un crayon, un carnet ou un clavier et écrivez. Ecrivez ce pourquoi vous êtes heureux d’être là. Relisez et tentez de réfléchir à tout ce que votre Voyage solo vous apporte.

Réfléchir fait souvent un bien fou lors d’un vrai coup de mou. Repassez alors en revu ce qui fait que vous avez grandi, vous ressentirez en quoi ces épreuves vont vous permettre de vous construire.

3. Tirez le meilleur de votre expérience et sortez

Dans ce cas, il semble parfois plus simple de s’isoler avec un bouquin (ou autre) dans son auberge que de vraiment sortir. Si une petite déprime en est la raison, cessez tout et partez explorer. Changez de ville ou louez un scooter, allez au musée, bref quelque chose que vous ne connaissez pas ou n’avez pas fait depuis un moment.

4. Faites des rencontres

Bien sûr le meilleur moyen d’éviter la solitude. Quoiqu’il en soit, toute occasion est bonne à prendre. Pour les moins à l’aise, le Couchsurfing ou une auberge est l’idéal. Les plus timides prendront contact plus facilement avec d’autres voyageurs de même culture. Et pourquoi pas ne pas envisager une sortie avec des compagnons de route quelques temps ?

5. Autorisez-vous un break

Votre manière d’aborder le trip vous perturbe ? Ce peut être le cas si vous y allez “à la dur” pour la première fois. Personne ne vous reprochera d’occidentaliser vos mets ou de ne pas poser vos bagage en auberge pour un soir. Si le Voyage nécessite d’aborder positivement les contraintes, il ne faut pas se forcer à tous prix.

6. Apprenez, apprenez, apprenez !

Nous en avions déjà parlé, mais la culture, les langues, les défis personnels ou l’histoire sauront vous ancrer dans votre environnement.

7. Donnez-vous du temps

Parfois il suffit de s’autoriser une bonne nuit de sommeil pour retrouver la foi de crapahuter en solo. Savoir reconnaître que l’on se sent seul et qu’il est normal d’avoir des jours sans est une bonne chose.

Oser se dire que ça va finir par passer suffit généralement à se remettre en route.

Bonus : Sachez remettre en cause vos plans

Vous êtes vraiment perdu ? Autorisez-vous une porte de sortie et un retour éventuel. C’est frustrant, sans aucun doute culpabilisant, mais pourquoi de pas vous fixer un moment où prendre une décision ? “Si dans 2 semaines je n’ai pas réussi à avancer, je m’autorise à reconsidérer ce Voyage tel qu’il est”. Vous n’êtes pas là pour subir et on fait le pari que les choses auront évolué d’ici-là.

Sur Place

Le retour de Voyage ou le blues du Voyageur

par Le Tripeur

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Vous êtes sans doute familiers du conflit interne qui naît lors du retour si vous avez déjà expérimenté un Voyage sur plusieurs semaines ou mois (voire années ?). La peur des habitudes ? Pas seulement. De fait, nous sommes surtout confrontés à de nouvelles attentes sur nous-même et les autres. Le Voyage a remis en perspective certains éléments de notre vie qu’il va falloir appréhender et associer à la réalité.

 


Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue,
c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre,
c’est à dire de l’enracinement, de l’identité,
et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ;
jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

Mythe mélanésien de l’île du Vanuatu


 

Pourquoi l’idée de rentrer peut sembler douloureuse

Chérir la liberté…

La vie sur la route est exonérée de toutes contraintes sociales et des divertissements qui bouchent notre vision du quotidien. On y trouve un état où l’on se sent plus “vrai”, à l’écart des schémas. Nous sommes définis sur l’instant. Ce sentiment de grâce apporte bien une liberté intérieure à peine croyable.

Il n’est pas rare de croiser des voyageurs ayant reporté leur retour de plusieurs mois, voire (cela s’est vu), de plusieurs années. Dans la recherche constante de ces ressentis, ces derniers ont préférés prolonger leur expérience. Certains en ont même développé une peur de retourner chez eux.

…et en comprendre le sens

Il est facile de se débarrasser de ses chaines, toutefois il est bien moins évident d’accepter toutes les responsabilités induites par ces changements.

Ce besoin de ne plus s’arrêter est simple : quand on ressent de la magie dans la baroude, pourquoi ne pas aller plus loin et chasser sans cesse cette dernière ? Pourquoi ne pas tenter d’en saisir les poussières, encore et toujours ?

Mais ce raisonnement a un travers : La magie ce n’est pas le Voyage. C’est l’effet qu’il induit en nous. Et rentrer n’est pas synonyme de mener sa vie telle qu’elle était au départ.

Rien n’oblige à faire un demi-tour au moment de rentrer. Il faut savoir prendre sur ses épaules les leçons apprises en route pour les emporter chez-soi.

Puis continuer.

Il faut accepter d’où l’on vient pour savoir où l’on va, et rentrer fait parti du Voyage. Notre corps et nos pensés ont besoin de synthétiser toutes les rencontres, toutes les découverte. Autant que le Voyage permet de prendre du recul sur son quotidien, le retour permet de prendre du recul sur le Voyage, et d’en apprécier les moments les plus difficiles. Le Voyage n’est alors plus une fuite mais une part de soi-même.

De l’équilibre du Voyageur

Le choc du retour

La publication de la chaire de psychologie de l’Université Laval exprimera l’idée bien mieux que nous le pouvons : C’est quand la réalité de votre vie «habituelle» vous rattrape que survient le véritable choc du retour. Ce contact avec la réalité advient habituellement quand la tournée des visites est complétée et que les gens sont de nouveau habitués à votre présence. Pour votre famille, vos amies et amis, la magie est passée. Ils ont vu vos photos de voyage et s’intéressent moins à votre expérience. Ils considèrent que le temps «régulier» est revenu et que vous devez faire face à vos obligations. Pour vous, ce n’est pas terminé. Vous n’êtes peut-être pas convaincu ou convaincue que le chemin de vie que vous vous étiez tracé avant votre départ vous convient encore.

Alors que faire ?

Sonder l’évolution de ses valeurs avant de retourner chez soi est nécessaire, notamment notre approche au temps. La vie de tous les jours va paraître trop rythmée, la réintégration quant à elle sera plus lente. Pour éviter les lourdeurs émotionnelles, autant se prévoir une période d’adaptation.

Dans le cas d’un séjour au long terme, plusieurs facteurs anxiogènes sont à prévoir : des problèmes laissés sur place refont leur apparition, l’argent manque, les proches semblent en décalage avec notre point de vue, l’avenir professionnel peut paraître vide et pas super excitant… Bonne nouvelle, tout cela est normal. Notre cerveau est ainsi fait qu’il doit ré-associer nos pensées à notre environnement.

Face à ceci, une seule vraie et unique solution : Ayez des projets !! Un grand Voyage doit être l’occasion d’ajuster notre vision de la vie, et d’y construire un “plan de match”. C’est à dire une véritable projection de ce vers quoi l’on désire tendre. Rien de pire que de rentrer et de se sentir “paumé”.

La préparation au retour doit se faire…avant le retour

  • Anticipez, imaginez la vie que vous voudriez vivre en rentrant avec réalisme, et ce qu’il vous faudrait faire pour y parvenir.
  • Osez penser boulot avant de reprendre l’avion : la plupart d’entre nous repousse cette échéance. L’idéale serait pourtant de profiter d’un cadre agréable pour se poser les vrais questions.
  • Soyez actif, on ne le répétera jamais assez. Sortez voir un ami, faites du sport, repeignez cotre salon. Restez en mouvement.
  • Projetez-vous sur votre prochain Voyage…!

Pas de solutions miracle, mais une bonne dose de conscience. Le Voyages aura une fin. L’accepter c’est déjà s’y préparer. Cependant un point important est à mettre en exergue : tout ce que vous y aurez appris peut s’appliquer au quotidien et permettre de prolonger l’expérience. Défendez votre nouvelle zone de confort à tous prix, le bonheur n’est pas exclusivement ailleurs.

Sur PlaceTrucs & Astuces

S’acheter une moto en Asie du Sud-Est pour les nuls

par Le Tripeur

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On ne vous apprendra rien si l’on vous dit que les deux-roues motorisés sont devenus un véritable rituel de backpacker en Asie du Sud-Est. Et à raison. Peu chers et permettant de parcourir à son rythme des paysages sublimes, ils restent un moyen privilégié de découvrir les splendeurs des arrière-pays.

Quelle moto acheter ?

Acheter une moto en Asie

Nous parlerons ici plutôt de moto, il n’est pas rare que les scooters soient considérés comme des “motos automatiques” et en pâtissent niveau coût. Pour ceux qui n’y connaissent rien, pourquoi ne pas vous trouver un camarade dans une auberge pour vous expliquer les vitesses ? Si c’est le cas roulez prudemment à vos début.

Les increvables Honda win, Honda Dreams, Honda bonus et Honda Waves

Ces pétoires (ou leur copie) représentes les modèles les plus répandus. On parle là d’une cylindrée entre 100 et 150cc, et qui dit faible cylindrée dit faible puissance. Toutefois elles ont l’avantage d’être peu chères, robustes, et connus de tous les mécanos du coin. Pour les motard frustrés par cette limitation, dites vous bien qu’il n’est pas évidant ni bon marché de taper au dessus. A savoir notamment qu’au dessus de 175cc des permis spéciaux sont généralement nécessaires. Alors soyez renseigné au moment de faire votre choix !

L’apprentissage sur boite manuelle ou semi-automatique n’est vraiment pas compliqué, surtout en semi. Une automatique (un scooter), est un vrai trou dans le budget au moment de l’achat, et on ne vous parle pas des frais lors de réparations.

Ça sera aussi un véritable atout sécurité : pouvoir rétrograder en descente sur une route mouillée et boueuse est un luxe dont il ne faut pas se priver.

L’achat : où, combien et comment.

Acheter une moto en Asie

Trouver sa moto

Le plus simple reste de se renseigner auprès d’autres backpackers dans les grandes villes (auberge ou autre, plus rarement internet). Dans ce cas il ne faut pas oublier que vous êtes entre voyageurs : le but est que tout le monde soit gagnant. Il est probable que dans ce cas la moto ait pu souffrir un peu de ses précédentes pérégrinations. Vous avez cependant l’avantage d’avoir un aperçu du voyageur face à vous et de sa manière de raconter son périple. En plus de l’apparence de la bête, vous aurez une première idée du soin apporté lors de son utilisation.

Plus cher et plus rassurant pour certains, il y a les magasins de moto. A priori vous en tirerez un véhicule assez entretenu (demandez à jeter un œil au local pour confirmer visuellement cela). Sans être délirant le prix passe souvent dans les 400/500$. A noter qu’en plus de l’achat vous recevrez si vous le désirez un petit “cours” chez certains vendeurs. Plusieurs magasins offrent une possibilité de rachat en fin de Voyage, bien pratique si votre timing est serré ou que vous ne voulez pas y passer trop de temps avant le retour. Veillez à faire inscrire sur papier le montant négocié et demandez d’y ajouter un coup de tampon dans ce cas.

Un budget de 200 à 350$

…en supposant que vous n’avez pas un bon ami local pouvant vous arranger la chose pour bien moins cher auprès d’un habitant. Cela suppose de trouver un modèle de seconde-main et bien entendu ce prix variera en fonction de la région (le Vietnam reste plus compétitif), et de l’état de la bécane.

A vérifier au moment de l’achat

Vous venez de trouver le bolide de vos rêves ? Au vu d’un budget limité, il ne s’agit pas vraiment de vérifier chaque infime détail (surtout si vous n’y connaissez rien). Voici cependant une petite revue des grand point à constater :

Les rétroviseurs sont bien présents et tiennent en place.
Pas de rouille sur le bloc moteur
Les pneux ne sont pas lisses
Les câbles au niveau du guidon et de l’embrayage sont en très bon état. Testez absolument les freins avant tout achat.
La batterie ne présente pas de traces de corrosion.
Les supensions ne sont ni trop fermes, ni trop souples.
Les feux et le klaxon fonctionnent.

En cas de doute sur un point, gardez à l’esprit que les réparations de bases vous coûteront rarement plus de quelques dollars, quelques dizaines pour les plus grosses. Il peut valoir le coups d’acheter et de passer directement chez le dépanneur après avoir demandé un tarif à celui-ci.

L’idéal reste bien sûr de pouvoir tester la moto en conditions réelles. Si c’est votre première conduite, pourquoi ne pas demander au vendeur de vous faire faire un tour si cela vous rassure ? Quoiqu’il en soit testez (ou faites tester) votre deux-roues en freinage et en vitesse jusque 60km/h, voire un peu plus. Celui-ci doit être parfaitement stable et ne pas impliquer de vibrations excessives.

Acheter une moto en Asie

Ai-je besoin d’une assurance ou d’un permis ?

L’assurance

Rien ne vous y oblige. Cependant il est bien plus prudent d’être couvert convenablement. Chaque années des visiteurs se blessent gravement sur les routes de la région. Parmi ceux-là, aucun n’a dû imaginer qu’il en serait victime un jour. Notre conseil est clairement d’être certain d’être bien protégé, surtout en cas de trajet point à point. Ne risquez pas un rapatriement à la sauvette pour quelques dizaines de pièces.

N’oubliez pas par ailleurs qu’aucune assurance ne couvrira les dommages causés à autrui ou à leur bien. Vous roulez donc à vos risques et périls. Restez extrêmement prudents, il n’y a rien de plus grisant qu’une virée à moto et il s’agit de rester responsable et modéré.

Le permis

En un mot : oui, votre permis de voiture classique suffira. Au Vietnam cependant, un permis local est théoriquement requis. Cependant les forces de l’ordre ne vous causeront pas de soucis la plupart du temps. Restez conscient que la corruption reste une réalité dans toute l’Asie du Sud-Est, et qu’il vous faudra éventuellement négocier face à un policier un peu trop zélé. Dans ce cas jouez les voyageurs désargentés et restez courtois à tout prix. Les chances sont grandes qu’à la longue celui-ci lâche l’affaire.

Beaucoup de recommandations pour beaucoup de plaisir. Pratiquée de manière responsable, la moto est un outil génial pour partir à la rencontre de la population et à l’assaut des paysages les moins fréquentés. Croyez-nous, ça vaut le coup de se lancer !

InspirationPartir !

InstaTop n°4 : Les meilleures photos de #voyage de la semaine

par Le Tripeur

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1. Trolltunga Norvège

 

2. Laguna Colorada, Bolivie

 

3. Tyre, Liban

 

4. Locarno, Suisse

 

5. Arizona, Etats-Unis

 

6. Grande Muraille, Chine

 

7. Ethiopie


 

8. Volcan Chimborazo, Equateur

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Chimborazo Volcano

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9. Port d’Isafjorour, Islande

 

10. Bled, Slovénie