Au Hasard

Qui sont les Digital Nomads ?

Il existe autant de type de digital nomads que de personnes. Néanmoins ces drôles d’oiseaux ont une chose en commun : passer de quelques mois à quelques années à l’étranger afin de travailler via internet. Le tout en voyageant.

Pourquoi devient-on digital nomad ?

Le profil « type » du digital nomad a envie de découverte (mais sans s’implanter), et une capacité à se rémunérer simplement grâce à un ordinateur….et une connexion. Ça vous parle ? C’est normal : il s’agit là d’un vieux rêve qui touche une large frange de la population, et plus particulièrement la génération Y et ses successeurs.

Comme une envie de partir sans mettre de côté sa vie pro…

Il y a là une volonté forte de ne pas passer « à côté sa vie » tout en restant créateur de valeur. Cela signifie pour une bonne partie de ces voyageurs d’engranger suffisamment de revenu pour subvenir à leurs besoins à l’étranger. « Pour ma part il ne me faut pas grand chose, » explique Thomas, ingénieur de 31 ans. « Je le vois avant tout comme un challenge intellectuel qui me sert à me prouver que je suis capable de vivre mon quotidien en toute autonomie, sans piocher dans mon compte en banque. »

Cela peut se traduit principalement par une activité indépendante liée à l’informatique, mais aussi prendre la forme d’un télétravail payé à la mission pour le compte d’une entreprise, bien que cela soit plus rare.

Pour beaucoup le moyen de développer un projet

Toutefois, l’autre partie des digital nomads est celle qui place leur projet avant le Voyage. Celui-ci est vécu avec tout autant de plaisir, mais reste un prétexte à s’isoler afin de prendre du recul ou de développer une envie précise, bien souvent à vocation entrepreneurial. C’est autour de ces derniers que se sont multipliées des infrastructures mélangeant auberge de jeunesse et espace de co-working.

L’approche est différente : l’idée n’est plus de gagner de l’argent (tout du moins dans l’immédiat), mais bien d’en dépenser un minimum tout en profitant d’un cadre avantageux et d’un quotidien confortable.

« Le quotidien ? Une liberté enivrante et quelques grosses galères »

« C’est bien simple, on ne vit aucunes contraintes ni dans le temps ni dans l’espace, » détaille Elliot par Skype depuis le logement qu’il loue avec deux compagnons de route en Malaisie. « On profite d’un environnement d’une qualité sans égal pour trois fois rien. Si c’était à refaire, je me méfierais cependant de mon arrivée : on a vite tendance à oublier que l’on n’est pas seulement là pour profiter. Il est nécessaire de s’astreindre rapidement à un rythme régulier. Nombreux sont ceux qui s’y perdent et rentrent retrouver un job, faute de revenus suffisants. C’est bien simple, oubliez l’image du nomad allongé sur son transat, ordi sur les genoux, en train de siroter sa piña colada. »

Alors, impossible ? Non bien sûr, mais à condition de fortement se discipliner sous peine de déception. L’image de facilité transmise par ce mode de vie est trompeuse. Le bureau est plus grand, plus varié et bien plus beau, mais le travail reste le travail.

Devenir digital nomad

Un désir exigeant, mais pas inaccessible…

Soyons réalistes : bien que le but est de mélanger boulot et road-trip, tous n’ont pas les moyens ou ne gagneront pas suffisamment pour voyager partout dans le monde. Pour ceux qui compteraient vivre de leur revenus, 800$ de gains par mois (et quelques sacrifices) est un minimum pour se considérer comme « indépendant » dans beaucoup de pays du sud.

Si vous partez de zéro, votre choix devrait naturellement s’orienter vers l’Asie du Sud-Est où se trouver un logement, se nourrir et disposer d’une connexion ne vous coûtera pas bien cher.

Les compétences dont vous aurez besoin

Plusieurs d’entre vous se disent sûrement qu’ils n’ont pas de compétences en informatique particulières, et qu’en conséquent cette folie semble bien lointaine… Erreur. Il existe mille manières de s’assurer un « salaire » régulier sans forcément coder ou être un as du développement web.

Vous savez sûrement utiliser un traitement de texte, avez peut-être des compétences en design, ou voulez partager un savoir particulier…c’est le moment de proposer vos talents ! De la traduction à l’offre de services, en passant par l’assistance virtuelle ou les cours en ligne, il existe en réalité des centaines de moyens de parvenir à vos fins.

La voie « royale » est bien sûr de profiter de ce coup de folie pour tenter votre expérience de micro-entrepreneuriat et tenter de gagner votre pain quotidien en créant votre petite structure. Blog, e-commerce en dropshipping,… les possibilités sont nombreuses, et rien ne vous empêche de jouer les serveurs en attendant les premières rentrées d’argent.

En conclusion

Vous l’aurez compris, le « digital nomadism » demande surtout une bonne dose de culot, et une volonté de fer. Il s’agit aussi d’une manière gratifiante de voyager car la sensation d’accomplissement est totale et on ressent vite cette sensation d’avoir gagné/mérité chaque étape de son Voyage. Alors, on tente ?

Quelques ressources (en anglais)
– Pour trouver un job : Remoteok, Digital Nomad Jobs.
– Pour découvrir les meilleures endroits où s’établir : Nomad List.

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