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Sur Place

Rendez votre road-trip plus unique que jamais !

par Le Tripeur

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Nous sommes tous ou avons tous été parfois des touristes sans forcément se l’avouer. Par envie, par confort, par besoin de se laisser porter; le temps de quelques jours ou d’un séjour complet. Nous avons enchainé les “must-see”, profité de quelques restos locaux, vu ce qu’il nous était chaudement recommandé de voir, jusqu’au retour.

Si l’évasion est là, l’aventure elle reste contenue. Ça peut se révéler un peu frustrant lorsque les seules étincelles que nous avons allumées dans nos yeux n’ont pas brillées de beaucoup d’imprévu.

Et si vous testiez le road-trip à thème ?

Honnêtement, si nous y avons sûrement tous déjà pensé, plus rares sont ceux d’entre nous qui ont poussé la logique jusqu’au bout.

L’idée ? Centrer chaque instant de son Voyage sur le thème abordé. Être dans un état de “focus” qui vous pousse à vous mettre dans des situations auxquels vous n’auriez jamais songé. Sans tricher !

Un exemple

C’est lors d’une rencontre avec Carl que nous avons décidé de développer ce sujet. Carl est ce qu’on peut appeller un Canadien-Français pur jus (terme regroupant tous les Canadien d’ascendance française). Un bourlingueur d’une trentaine d’années qui manie l’accent québécois avec la même aisance que le parisien. Celui-ci s’est pris de passion pour la francophonie en Amérique du Nord, et tout particulièrement pour le renouveau du français auprès des jeunes générations en Louisiane.

J’ai réalisé des choses que je n’aurais sûrement pas faites autrement“, raconte-t-il en riant. “Je suis donc parti pour la première fois du côté de la Nouvelle-Orléans. L’idée étant de vivre la revivance actuelle de la langue française de l’intérieur.

Et concrètement ?
Je me suis fait un peu violence au début. J’ai dû me débrouiller pour aller en banlieue où se trouvait un bar à l’atmosphère unique. S’y réunissait les dimanches matins la vieille génération désireuse de converser en français. Celui-ci est la langue natale de beaucoup de personnes âgées de la région. Je n’étais pas vraiment à l’aise, mais ceux-ci m’ont vite mis confortables, et ont même fini par me jouer un air de blues Cajun sur une vieille chanson Louisianaise. Ça changeait des bars à jazz bondés du centre de la Nouvelle-Orléans ! Il y avait beaucoup d’émotion. L’un d’eux m’a finalement présenté son petit fils qui était l’un des initiateurs d’un réseau de jeunes francophones américains“.

De fil en aiguille Carl se retrouve alors à loger chez son nouveau “chum”. Entre barbecues, concerts locaux et visites des projets pour la défense du français, il en profite pour se faire orienter dans les plus beaux coins de l’arrière-pays.

C’était exceptionnel, jamais je n’aurais couru la chance de faire d’aussi belles rencontres ou de voir des lieux aussi chargés de sens avec mon seul guide de Voyage“.

Comment donner le bon thème à son Voyage ?

1. Une idée et une petite dose de recherche

Plus que de se laisser porter par son guide papier ou faire confiance à l’imprévu, trouver un thème va nécessiter un petit peu de préparation. Voyager grâce à l’économie du partage sera par exemple compliqué dans certains pays où celle-ci n’est pas développée. Il faut s’assurer que son thème soit viable au quotidien.

Vous n’avez pas d’idée ? Pas de panique. Chaque pays possède une identité propre dans un où plusieurs domaines tels que l’Histoire, la littérature, le nourriture, etc. Aller à la découverte des petits producteurs de fromages en Italie ou suivre le parcours de Gandhi en Inde sont des idées qui ont du sens. Tant que cela vous parle et vous intéresse vraiment les possibilités sont diverses. N’oubliez pas qu’il s’agit surtout d’un fil conducteur qui vous permettra de découvrir le pays autrement, mais qui n’empêchera pas des visites plus classiques !

2. Se construire un itinéraire

Des thèmes précis nécessite un peu de préparation d’itinéraire. Bien qu’il ne soit pas question de surplanification, il faut tout de même être “là où ça se passe” !

3. Initier quelques contacts

Internet rend facile la prise de contact avec des locaux partageant les mêmes intérêts que les vôtres. Il suffit parfois d’une belle rencontre pour débloquer une série de découvertes aussi passionnantes que fascinantes. Nous l’avons vu avec Carl, le reste de son Voyage s’est finalement construit autour d’une simple rencontre dans un bar perdu. Les Voyageurs s’étant déjà engagé dans du Wwoofing ou de l’humanitaire l’ont sûrement déjà vécu à leur manière.

Nous n’avons jamais été autant exposés au Voyage qu’aujourd’hui. Certains trips peuvent commencer à manquer de piquant lorsque l’on se retrouve simple soldat d’une armée de backpackers dans un lieu célèbre. Alors, qui est partant pour faire la tournée des clubs de salsa des villages cubains ou s’initier aux lieux et secrets du Londres des années 20 ?

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Les meilleurs drones pour Voyager en 2018

par Le Tripeur

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Vous vous verriez bien profiter de cet outil incroyable qu’est un drone pour vos prises de vue à l’étranger ? Le Tripeur vous a concocté une petite revue totalement subjective des machines les plus pertinentes. Au contraire d’autres sites spécialisés en la matière, nous avons considéré les principaux aspects que sont la qualité vidéo/photo, l’encombrement, le poids et l’aspect pratique en Voyage.

L’idée ici n’est pas donner des renseignements exhaustifs, mais bien de présenter les drones à privilégier absolument si vous envisagez un achat. Ceux-ci ont été soigneusement passés au peigne fin dans une optique road-trip.

Tous les drones présentés sont stabilisés et possèdent un suivi du sujet, deux points essentiels d’après nous. On pourra nous opposer des prix élevés dans cette sélection. Cependant force est de constater qu’en dessous de 500€ vous pourriez être franchement déçu du résultat obtenu au retour.

(Pour ceux qui se demandent si un drone leur sera vraiment utile en Voyage, rendez-vous ici !)

Meilleur drone semi-pro : le DGI Mavic Pro

Prix nu : 1199€/999$US chez DGI.

Tout simplement le top du moment pour le backpacker. Une véritable tuerie aérienne. Alors bien entendu il va falloir y mettre le prix, mais les capacités semi-pro du bébé saura convaincre ceux pour qui la prise d’image en Voyage est une activité à part entière. On peut résumer l’encombrement et le poids de l’ensemble drone + manette à un appareil photo reflex de bonne stature. Pour le reste, seule votre imagination et la réglementation saurons vous limiter.

Voir le test complet sur Les Numériques.

Le Mavic et sa manette occupent simplement les deux espaces de gauche

Vidéo : 4K à 24/30 fps ou Full HD jusqu’à 60 fps
Photo : 12 Millions de pixels
Dimensions replié : Une brique de lait
Suivi du sujet : Oui
Autonomie : 25min
Lentille : 28mm
Stockage : Carte SD
Sensibilité : 100-3200 ISO
Vitesse max. : 65km/h
Distance max. : 300m par téléphone/7km avec la manette
Poids : 734g

Meilleur drone grand-public : le Parrot Bebop 2

Prix nu : 549€/549$US chez Parrot.

Orienté assez sport, ce drone est un bon compromis pour ceux qui ne peuvent se permettre le Mavic, tout en ayant peur d’être frustré par les limitations du Hover Camera ci-dessous. Bien qu’il ne soit pas pliable, il reste suffisamment petit pour être emporté, à condition de bien organiser son sac. Le Bebop 2 ne fait pas de vrai compromis sur la qualité et devrait en satisfaire plus d’un par sa robustesse. Le seule problème reste sa manette qui prend pas mal de place.

Bien que le drone reste bien transportable, la manette (optionnelle) pêche par sa taille imposante.

Vidéo : Full HD
Photo : 14 Millions de pixels
Dimensions :38 x 33 x 9cm
Suivi du sujet : Oui
Autonomie : 24min
Stockage : 32Go
Vitesse max. : 56km/h
Distance max. : 300m sur téléphone/2km avec la manette
Poids : 500g

Meilleur selfie drone : le Hover Camera Passeport

Prix nu : 599$US chez Zero Zero Robotics.

C’est ce qu’on appellerait un gadget de luxe. Tout plat, rangeable en un clin d’oeil et robuste, ce drone est idéal pour ceux qui désirent se filmer dans tout type de situations sans crainte et avec une qualité au rendez-vous vu la taille. Son autonomie limitée et sa portée en fait plus une super-perche-à-selfies-qui-vole qu’un véritable drone s’élevant au dessus des montagnes, mais permettra de garder en mémoire et de manière unique vos déplacements.

Sa petite taille permet de belles prises dans un environnement encombré. A noter aussi sa résistance et le peu de risque qu’il présente pour les autres au vu de son poids.

Attention il y a un peu d’attente pour se le procurer à l’heure où est rédigé cet article.

Le Hover Camera se laisse facilement oublier en Voyage.

Vidéo : 4K/Full HD
Photo : 13 Millions de pixels
Dimensions replié : Un bouquin de 18cm de longueur
Suivi du sujet : Oui
Autonomie : 10min
Stockage : 32Go
Vitesse max. : 28km/h
Distance max. : 250m (par téléphone uniquement)
Poids : 242g

Mention honorable

– Le GoPro Karma : Concurrent direct du Mavic que ce soit en terme de prix ou de fiche technique, le Karma a plus d’embonpoint et n’est pas aussi stable que son compétiteur. Il reste un choix sérieux pour ceux qui désireraient un drone pliable sur lequel monter leur caméra GoPro.
– Le Yuneec Breeze : De manière général on lui préférera le Bebop 2 à la finition moins plastique et une qualité supérieure pour un prix à peine plus cher. L’avantage du Yuneec est qu’en plus d’une qualité d’image tout à fait acceptable (sans être exceptionnelle), celui-ci offre une grande simplicité d’utilisation. A l’instar du Bebop on regrettera son impossibilité de le plier.
– Le ZeroTech Dobby : Un autre selfie-drone compact. Bien que les photos soient plutôt belles, l’angle étroit et les vidéos parfois moyennes nous ont fait préférer le Hover Camera.

Conclusion

Les drones présentés dans cet article représentent les choix que nous pensons les meilleurs pour les Voyageurs en backpack. Bien entendu il en existe pléthore d’autres, mais nous nous sommes volontairement limités à une sélection que nous pensons pertinente. N’hésitez pas à vous renseigner pour plus de détails !

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Drone en Voyage : de l’utilité (ou pas) de s’envoyer en l’air en road-trip

par Le Tripeur

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Ah les drones… On les prends pour des gadgets ou le top de la technologie, ils nous fascinent ou nous rebutent. Alors, poids mort ou nouvel outil indispensable du Voyageur ?.

(Voir ici pour notre sélection de drone de Voyage)

Il était une fois…

La première fois qu’il nous a été donné de voir un drone à l’étranger, en 2015, force fut de constater que l’engin avait de quoi rebuter n’importe quel backpacker. Son pilote, visiblement en Voyage, vint à sortir un espèce de grand morceau de plastique blanc d’un sac à dos dédié à la bête. 3kg+ de matériel avec les batteries et l’énorme télécommande, cinquante centimètres de largeur, haut d’une trentaine d’autres… Rien qui n’incitait à partir en baroude.

Le Phantom, une brique pour le backpacker.

En gros, ce qui s’est révélé plus tard être un “Phantom 3” avait tout d’une vision d’horreur. Autant se balader avec un parpaing. Force est de constater pourtant que les photos rapportées du ciel avaient de quoi laisser rêveur puis curieux.

Les temps ont changé

Les drones ont subis une cure amaigrissante impressionnantes ces dernières années

Plus petits, pliables et plus minces pour respecter les réglementations (au delà de 800g un permis est nécessaire en Europe), nombreux sont les nouveaux drones à s’être adaptés aux Voyageurs. Et ce n’est visiblement que le début.

L’encombrement est encore existant mais n’a de commune mesure avec ce qu’il était il y a encore quelques temps. Les constructeurs se sont aussi adaptés pour réduire la taille des manettes (beaucoup restent cependant imposantes), permettre un contrôle via le téléphone portable, et pour améliorer la résistance et la portabilité.

Plus besoin d’être un pro du pilotage, mais…

…mieux vaut s’entraîner avant le départ. L’automatisation du vol est devenu assez mature et rend moins effrayant l’emport d’un matériel aussi cher en Voyage. En supposant que vous évitiez les premiers prix, vous vous retrouverez face à une bête capable de contrer les caprices du vent et de rester bien sagement sur place. Attention cependant : les obstacles et l’environnement restent à la charge du pilote. Pour le reste…un simple pointage sur l’écran permettra aux moins habiles de diriger tranquillement l’engin.

“On ne sort pas un peu de l’essence du Voyage là ?”

Cette activité reste suffisamment récente et rare pour ne pas encore déchaîner des tribus de “pro” et “anti”. Néanmoins l’arrivée de nouvelles technologies en trip a toujours fait face à son lot de détracteurs. Il faut dire que les questions sont légitimes et du même ordre que de savoir s’il est bon d’emporter tablettes, mobiles ou liseuses numériques lors de ses séjours, afin de privilégier une coupure et une authenticité. La réponse la plus évidente à tout cela est…ça dépend ! Car de même que si vous partez 6 mois vous serez ravi d’avoir une liseuse plutôt que 12 livres papier, un blogueur pourrait avoir besoin d’un ordinateur ou un motard être rassuré par la présence de GPS sur son smartphone.

A vrai dire cette réponse est même plus simple pour les drones : si vous avez quelques sous de côté, on peut les voir comme une caméra volante, au même titre que vous emporteriez votre reflex ou votre GoPro. A ceci près que l’outil en lui même est bruyant et qu’il nécessite un respect absolut de son environnement et des autres. C’est là toute une autodiscipline à accepter.

Alors, on achète ou pas ?

Les raisons d’investir

Si vous avez l’âme d’un vidéaste ou photographe en herbe, nous ne passerons pas par quatre chemins : vous serez tout simplement subjugués par le pouvoir créatif que mettra entre vos mains les drones. Le pilotage demande forcément un peu de pratique, mais est bien plus accessible qu’auparavant et les stabilisateurs font des merveilles.

Les prises de vue que vous récolterez vont vous clouer. Une fois maîtrisé, l’appareil vous apportera un plaisir quasi jouissif avec des images dont vous n’auriez jamais pu rêver. Un vrai plus lorsqu’il s’agit de se démarquer des habituelles photos ou vidéos de vacances.

Les cas ou il vaut mieux reporter l’achat

Impensable de dépenser moins de 500 euros/dollars à ce jour si vous désirez prendre des prises de vue stabilisées et de bonne qualité. Une fois le joujou en main préparez-vous à de nombreux moments de stress. Imaginez simplement faire voler votre ordinateur dans les airs sans droit à l’erreur. Un mauvais coup de manette et celui-ci pourra finir dans un mur ou à l’eau. Faire voler un drone est aisé, assurer sa trajectoire en toute confiance est une autre paire de manche.

Bien sûr, et malgré les évolutions récentes, emporter un drone reste une contrainte logistique. Mettre les hélice ou déplier les pattes, empaqueter, voler, changer la batterie, recharger, etc. C’est toute une petite organisation qu’il faut accepter, en plus du volume et du poids occupé dans votre sac.

Au vu de l’investissement, mieux vos prendre conscience de tout cela avant d’acheter, surtout si vous n’êtes pas vraiment du genre à monter vos images au retour.

A ne jamais oublier pour ceux qui ont cédé à la tentation

Vous avez désormais un superbe drone entre les mains, mais un outil tapageur voir potentiellement effrayant ou dangereux dans certaines zones habitées. Veillez à pratiquer de manière responsable le pilotage afin de ne pas déranger qui que ce soit, et n’oubliez pas de ne jamais survoler des individus. Comme tout appareil électronique, celui-ci n’est jamais à l’abri d’une faille et pourrait chuter comme une pierre.

Attention à bien vous renseigner sur les règles locales de survol avant d’utiliser un drone ! Vous pourriez facilement vous le faire saisir pour non respect des règles en vigueur.

Après avoir séduit les plus passionnés des amateurs de high-tech, les drones sont à n’en pas douter en pleine période de démocratisation, et vont mettre le paquet pour séduire les Voyageurs que nous sommes. Ceux qui ont déjà du mal avec les routards se baladant l’œil collé à l’objectif vont en être pour leur frais. Les autres vont être bluffés par les résultats obtenus.

Sur Place

Survivre aux trajets longue-distance en bus

par Le Tripeur

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Un Voyage longue-distance en bus, c’est long et ça implique souvent quelques douleurs au coccyx. Mais c’est rarement très cher et donc parfait pour les routard !

Organiser son déplacement

Inutile de vous ruer sur le premier guichet au moment d’acheter votre billet. Si vous en avez la possibilité, cherchez des informations en amont via internet ou votre guide. L’alternative étant bien sûr de demander quelques tips aux autres voyageurs ou aux locaux : ces derniers n’hésiterons pas à vous aider. Autant en profiter si vous êtes au bout du monde et ne parlez pas un mot de la langue locale.

Dans le cas contraire inutile de gesticuler, une carte ou le nom de votre destination devrait faire l’affaire au moment de passer commande (de l’art de jamais oublier un papier et un crayon avec soi).

Sachez à quoi vous attendre !

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Où que vous soyez dans le monde il existera des bus aux suspensions limées et aux fauteuils rapiécés, capables de vous emporter au loin à un prix limité voire modique. Dans les régions en développement, soyez bien conscient de vos standards et de l’état des véhicules. Pourquoi pas demander à voir le bus si vous en avez la possibilité ?

12h de nuit sur les cailloux à essayer de profiter de ce qui devait être un bon repos (afin d’économiser une chambre) peut être une frustration certaine ! Une fois de plus rassemblez des infos : il existe bien souvent des compagnies VIP très abordables, voire de plus rares bus-couchettes (sisi, des bus-couchettes). A l’exception de certains pays africains, ce type de surclassement existe quasiment partout. Du Pérou au Vietnam vous ne devriez pas avoir de soucis à en trouver.

Toutefois pour les trajets de moins longue haleine il fait toujours bon de privilégier les bus de base, excellents moyens de se mélanger à l’habitant.

Acheter son billet

Une fois ces premiers éléments considérés, place à l’achat.

Comme mentionné, l’idée du bus de nuit est souvent un moyen d’associer l’utile à l’agréable et de ne pas voir défiler les heures. Attendez-vous cependant à une possible arrivée matinale, voire dans la nuit, ce qui en fonction de la destination peut être problématique.

Au moment de lâcher vos sous, assurez-vous de bien avoir été compris. Confirmez la destination, l’horaire, voire la présence de nourriture à bord et d’arrêts éventuels. Par ailleurs, si vous observez des tickets, demandez en un histoire d’éviter des conflits futurs, ou essayez d’obtenir un reçu écrit à la main.

Quoiqu’il en soit allez toujours au guichet pour acheter votre billet. Cela vous reviendra la plupart du temps bien moins cher que via une agence ou un hôtel.

Savoir où s’asseoir

Aussi important que de prendre la bonne place au cinéma. Si vous êtes sujet à la nausée, l’idéal reste de s’asseoir vers le milieu du bus et près de la fenêtre. Cela atténuera les secousses et vous permettra de voir défiler le paysage, et ainsi de reposer votre cerveau. Évitez l’arrière où se trouve généralement le moteur et ses vibrations. Pour nos voyageuses solitaires qui chercheraient un sentiment de sécurité plus probant, nous vous conseillons toutefois de privilégier l’avant du bus, à la vue du chauffeur.

Il peut arriver que les places soient numérotés et déterminées à l’avance. N’hésitez pas à vous armer de votre plus beau sourire afin de réclamer un siège qui vous conviendrait mieux, vous n’avez rien à perdre.

La question des bagages

Dans l’immense majorité des cas votre sac sera soit placé en soute, soit sur le toit du bus. Sécurisez ce dernier à l’aide d’un cadenas et faites en sorte que celui-ci soit placé le plus au fond de la pile. Généralement il n’y aura aucun soucis, mais mieux garder un œil depuis l’extérieur jusqu’au départ.

Surtout n’oubliez pas l’indispensable sac d’appoint et mettez y vos papiers, votre électronique et gardez un peu d’argent sur vous en cas de soucis avec votre sac-à-dos principal.

Profitez en pour y glisser des snacks et suffisamment d’eau pour le trajet, ainsi que du papier toilette et pourquoi pas des lingettes rafraîchissantes. Pouvoir bouquiner ou s’occuper de quelque manière que ce soit n’est évidemment pas un luxe, pensez-y au moment de préparer votre sac !

Comment s’en tirer à bon compte

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Les agréments du Voyage ou comment se préparer mentalement

Les points suivants sont à considérer, malgré tout profitez des petites joies et souvenirs en dépit des désagréments d’une très longue route 😉

  • Il y aura du bruit
  • Votre voisin peut dégager une odeur corporelle forte
  • En cas de présence de jeunes enfants vous aurez même le droit au combo des deux
  • Vous aurez les jambes en bouillie en cas de sièges serrés
  • Il peut y avoir quelques fumeurs, voire beaucoup de fumeurs, en Asie notamment
  • On a déjà pu voir un couloir de bus devenir un vrai crachoir
  • Les pannes et retards seront souvent de la partie

Tout ceci est du vécu, mais est bien entendu à considérer “au pire”. Simplement, il faut parfois savoir se montrer compréhensif face aux réalités du terrain. (Rigolez-en et pensez aux copains enfermés au bureau, ça fait toujours du bien.)

Savoir épargner ses membres

Profitez de poses généralement rares et sortez dès que possible. L’expérience peut rester douloureuse alors profitez de la moindre occasion de vous dégourdir les jambes et de vous étirer. Ne vous éloignez tout de même pas trop afin d’éviter que le bus ne parte sans vous (encore une fois, c’est du vécu).

Faites connaissance et profitez de la vue !

Apprendre à connaitre un peu (ou beaucoup) ses voisins, en plus d’être une expérience enrichissante, est un véritable atout. Cela peut vous permettre de mieux connaitre votre destination et ses bons plans, et – soyons francs – représente un gage de sécurité important pour les femmes voyageant seules.

Le bus reste bien évidemment un moyen assez exceptionnel de voir du pays au fil des kilomètres. Dans les pays les plus chauds, si vous décidez de prendre un car à bas coût, les fenêtres seront la plupart du temps ouvertes et vous permettront de prendre des photos en toute tranquilité.

Le bus, malgré ses différences avec le confort du train reste LE meilleur moyen de transport le plus compétitif. Pour le meilleur et pour le pire.

Sur Place

Le retour de Voyage ou le blues du Voyageur

par Le Tripeur

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Vous êtes sans doute familiers du conflit interne qui naît lors du retour si vous avez déjà expérimenté un Voyage sur plusieurs semaines ou mois (voire années ?). La peur des habitudes ? Pas seulement. De fait, nous sommes surtout confrontés à de nouvelles attentes sur nous-même et les autres. Le Voyage a remis en perspective certains éléments de notre vie qu’il va falloir appréhender et associer à la réalité.

 


Tout homme est tiraillé entre deux besoins, le besoin de la Pirogue,
c’est-à-dire du voyage, de l’arrachement à soi-même, et le besoin de l’Arbre,
c’est à dire de l’enracinement, de l’identité,
et les hommes errent constamment entre ces deux besoins en cédant tantôt à l’un, tantôt à l’autre ;
jusqu’au jour où ils comprennent que c’est avec l’Arbre qu’on fabrique la Pirogue.

Mythe mélanésien de l’île du Vanuatu


 

Pourquoi l’idée de rentrer peut sembler douloureuse

Chérir la liberté…

La vie sur la route est exonérée de toutes contraintes sociales et des divertissements qui bouchent notre vision du quotidien. On y trouve un état où l’on se sent plus “vrai”, à l’écart des schémas. Nous sommes définis sur l’instant. Ce sentiment de grâce apporte bien une liberté intérieure à peine croyable.

Il n’est pas rare de croiser des voyageurs ayant reporté leur retour de plusieurs mois, voire (cela s’est vu), de plusieurs années. Dans la recherche constante de ces ressentis, ces derniers ont préférés prolonger leur expérience. Certains en ont même développé une peur de retourner chez eux.

…et en comprendre le sens

Il est facile de se débarrasser de ses chaines, toutefois il est bien moins évident d’accepter toutes les responsabilités induites par ces changements.

Ce besoin de ne plus s’arrêter est simple : quand on ressent de la magie dans la baroude, pourquoi ne pas aller plus loin et chasser sans cesse cette dernière ? Pourquoi ne pas tenter d’en saisir les poussières, encore et toujours ?

Mais ce raisonnement a un travers : La magie ce n’est pas le Voyage. C’est l’effet qu’il induit en nous. Et rentrer n’est pas synonyme de mener sa vie telle qu’elle était au départ.

Rien n’oblige à faire un demi-tour au moment de rentrer. Il faut savoir prendre sur ses épaules les leçons apprises en route pour les emporter chez-soi.

Puis continuer.

Il faut accepter d’où l’on vient pour savoir où l’on va, et rentrer fait parti du Voyage. Notre corps et nos pensés ont besoin de synthétiser toutes les rencontres, toutes les découverte. Autant que le Voyage permet de prendre du recul sur son quotidien, le retour permet de prendre du recul sur le Voyage, et d’en apprécier les moments les plus difficiles. Le Voyage n’est alors plus une fuite mais une part de soi-même.

De l’équilibre du Voyageur

Le choc du retour

La publication de la chaire de psychologie de l’Université Laval exprimera l’idée bien mieux que nous le pouvons : C’est quand la réalité de votre vie «habituelle» vous rattrape que survient le véritable choc du retour. Ce contact avec la réalité advient habituellement quand la tournée des visites est complétée et que les gens sont de nouveau habitués à votre présence. Pour votre famille, vos amies et amis, la magie est passée. Ils ont vu vos photos de voyage et s’intéressent moins à votre expérience. Ils considèrent que le temps «régulier» est revenu et que vous devez faire face à vos obligations. Pour vous, ce n’est pas terminé. Vous n’êtes peut-être pas convaincu ou convaincue que le chemin de vie que vous vous étiez tracé avant votre départ vous convient encore.

Alors que faire ?

Sonder l’évolution de ses valeurs avant de retourner chez soi est nécessaire, notamment notre approche au temps. La vie de tous les jours va paraître trop rythmée, la réintégration quant à elle sera plus lente. Pour éviter les lourdeurs émotionnelles, autant se prévoir une période d’adaptation.

Dans le cas d’un séjour au long terme, plusieurs facteurs anxiogènes sont à prévoir : des problèmes laissés sur place refont leur apparition, l’argent manque, les proches semblent en décalage avec notre point de vue, l’avenir professionnel peut paraître vide et pas super excitant… Bonne nouvelle, tout cela est normal. Notre cerveau est ainsi fait qu’il doit ré-associer nos pensées à notre environnement.

Face à ceci, une seule vraie et unique solution : Ayez des projets !! Un grand Voyage doit être l’occasion d’ajuster notre vision de la vie, et d’y construire un “plan de match”. C’est à dire une véritable projection de ce vers quoi l’on désire tendre. Rien de pire que de rentrer et de se sentir “paumé”.

La préparation au retour doit se faire…avant le retour

  • Anticipez, imaginez la vie que vous voudriez vivre en rentrant avec réalisme, et ce qu’il vous faudrait faire pour y parvenir.
  • Osez penser boulot avant de reprendre l’avion : la plupart d’entre nous repousse cette échéance. L’idéale serait pourtant de profiter d’un cadre agréable pour se poser les vrais questions.
  • Soyez actif, on ne le répétera jamais assez. Sortez voir un ami, faites du sport, repeignez cotre salon. Restez en mouvement.
  • Projetez-vous sur votre prochain Voyage…!

Pas de solutions miracle, mais une bonne dose de conscience. Le Voyages aura une fin. L’accepter c’est déjà s’y préparer. Cependant un point important est à mettre en exergue : tout ce que vous y aurez appris peut s’appliquer au quotidien et permettre de prolonger l’expérience. Défendez votre nouvelle zone de confort à tous prix, le bonheur n’est pas exclusivement ailleurs.

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S’acheter une moto en Asie du Sud-Est pour les nuls

par Le Tripeur

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On ne vous apprendra rien si l’on vous dit que les deux-roues motorisés sont devenus un véritable rituel de backpacker en Asie du Sud-Est. Et à raison. Peu chers et permettant de parcourir à son rythme des paysages sublimes, ils restent un moyen privilégié de découvrir les splendeurs des arrière-pays.

Quelle moto acheter ?

Acheter une moto en Asie

Nous parlerons ici plutôt de moto, il n’est pas rare que les scooters soient considérés comme des “motos automatiques” et en pâtissent niveau coût. Pour ceux qui n’y connaissent rien, pourquoi ne pas vous trouver un camarade dans une auberge pour vous expliquer les vitesses ? Si c’est le cas roulez prudemment à vos début.

Les increvables Honda win, Honda Dreams, Honda bonus et Honda Waves

Ces pétoires (ou leur copie) représentes les modèles les plus répandus. On parle là d’une cylindrée entre 100 et 150cc, et qui dit faible cylindrée dit faible puissance. Toutefois elles ont l’avantage d’être peu chères, robustes, et connus de tous les mécanos du coin. Pour les motard frustrés par cette limitation, dites vous bien qu’il n’est pas évidant ni bon marché de taper au dessus. A savoir notamment qu’au dessus de 175cc des permis spéciaux sont généralement nécessaires. Alors soyez renseigné au moment de faire votre choix !

L’apprentissage sur boite manuelle ou semi-automatique n’est vraiment pas compliqué, surtout en semi. Une automatique (un scooter), est un vrai trou dans le budget au moment de l’achat, et on ne vous parle pas des frais lors de réparations.

Ça sera aussi un véritable atout sécurité : pouvoir rétrograder en descente sur une route mouillée et boueuse est un luxe dont il ne faut pas se priver.

L’achat : où, combien et comment.

Acheter une moto en Asie

Trouver sa moto

Le plus simple reste de se renseigner auprès d’autres backpackers dans les grandes villes (auberge ou autre, plus rarement internet). Dans ce cas il ne faut pas oublier que vous êtes entre voyageurs : le but est que tout le monde soit gagnant. Il est probable que dans ce cas la moto ait pu souffrir un peu de ses précédentes pérégrinations. Vous avez cependant l’avantage d’avoir un aperçu du voyageur face à vous et de sa manière de raconter son périple. En plus de l’apparence de la bête, vous aurez une première idée du soin apporté lors de son utilisation.

Plus cher et plus rassurant pour certains, il y a les magasins de moto. A priori vous en tirerez un véhicule assez entretenu (demandez à jeter un œil au local pour confirmer visuellement cela). Sans être délirant le prix passe souvent dans les 400/500$. A noter qu’en plus de l’achat vous recevrez si vous le désirez un petit “cours” chez certains vendeurs. Plusieurs magasins offrent une possibilité de rachat en fin de Voyage, bien pratique si votre timing est serré ou que vous ne voulez pas y passer trop de temps avant le retour. Veillez à faire inscrire sur papier le montant négocié et demandez d’y ajouter un coup de tampon dans ce cas.

Un budget de 200 à 350$

…en supposant que vous n’avez pas un bon ami local pouvant vous arranger la chose pour bien moins cher auprès d’un habitant. Cela suppose de trouver un modèle de seconde-main et bien entendu ce prix variera en fonction de la région (le Vietnam reste plus compétitif), et de l’état de la bécane.

A vérifier au moment de l’achat

Vous venez de trouver le bolide de vos rêves ? Au vu d’un budget limité, il ne s’agit pas vraiment de vérifier chaque infime détail (surtout si vous n’y connaissez rien). Voici cependant une petite revue des grand point à constater :

Les rétroviseurs sont bien présents et tiennent en place.
Pas de rouille sur le bloc moteur
Les pneux ne sont pas lisses
Les câbles au niveau du guidon et de l’embrayage sont en très bon état. Testez absolument les freins avant tout achat.
La batterie ne présente pas de traces de corrosion.
Les supensions ne sont ni trop fermes, ni trop souples.
Les feux et le klaxon fonctionnent.

En cas de doute sur un point, gardez à l’esprit que les réparations de bases vous coûteront rarement plus de quelques dollars, quelques dizaines pour les plus grosses. Il peut valoir le coups d’acheter et de passer directement chez le dépanneur après avoir demandé un tarif à celui-ci.

L’idéal reste bien sûr de pouvoir tester la moto en conditions réelles. Si c’est votre première conduite, pourquoi ne pas demander au vendeur de vous faire faire un tour si cela vous rassure ? Quoiqu’il en soit testez (ou faites tester) votre deux-roues en freinage et en vitesse jusque 60km/h, voire un peu plus. Celui-ci doit être parfaitement stable et ne pas impliquer de vibrations excessives.

Acheter une moto en Asie

Ai-je besoin d’une assurance ou d’un permis ?

L’assurance

Rien ne vous y oblige. Cependant il est bien plus prudent d’être couvert convenablement. Chaque années des visiteurs se blessent gravement sur les routes de la région. Parmi ceux-là, aucun n’a dû imaginer qu’il en serait victime un jour. Notre conseil est clairement d’être certain d’être bien protégé, surtout en cas de trajet point à point. Ne risquez pas un rapatriement à la sauvette pour quelques dizaines de pièces.

N’oubliez pas par ailleurs qu’aucune assurance ne couvrira les dommages causés à autrui ou à leur bien. Vous roulez donc à vos risques et périls. Restez extrêmement prudents, il n’y a rien de plus grisant qu’une virée à moto et il s’agit de rester responsable et modéré.

Le permis

En un mot : oui, votre permis de voiture classique suffira. Au Vietnam cependant, un permis local est théoriquement requis. Cependant les forces de l’ordre ne vous causeront pas de soucis la plupart du temps. Restez conscient que la corruption reste une réalité dans toute l’Asie du Sud-Est, et qu’il vous faudra éventuellement négocier face à un policier un peu trop zélé. Dans ce cas jouez les voyageurs désargentés et restez courtois à tout prix. Les chances sont grandes qu’à la longue celui-ci lâche l’affaire.

Beaucoup de recommandations pour beaucoup de plaisir. Pratiquée de manière responsable, la moto est un outil génial pour partir à la rencontre de la population et à l’assaut des paysages les moins fréquentés. Croyez-nous, ça vaut le coup de se lancer !

Sur Place

Qui sont les Digital Nomads ?

par Le Tripeur

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Il existe autant de type de digital nomads que de personnes. Néanmoins ces drôles d’oiseaux ont une chose en commun : passer de quelques mois à quelques années à l’étranger afin de travailler via internet. Le tout en voyageant.

Pourquoi devient-on digital nomad ?

Le profil “type” du digital nomad a envie de découverte (mais sans s’implanter), et une capacité à se rémunérer simplement grâce à un ordinateur….et une connexion. Ça vous parle ? C’est normal : il s’agit là d’un vieux rêve qui touche une large frange de la population, et plus particulièrement la génération Y et ses successeurs.

Comme une envie de partir sans mettre de côté sa vie pro…

Il y a là une volonté forte de ne pas passer “à côté sa vie” tout en restant créateur de valeur. Cela signifie pour une bonne partie de ces voyageurs d’engranger suffisamment de revenu pour subvenir à leurs besoins à l’étranger. “Pour ma part il ne me faut pas grand chose,” explique Thomas, ingénieur de 31 ans. “Je le vois avant tout comme un challenge intellectuel qui me sert à me prouver que je suis capable de vivre mon quotidien en toute autonomie, sans piocher dans mon compte en banque.”

Cela peut se traduit principalement par une activité indépendante liée à l’informatique, mais aussi prendre la forme d’un télétravail payé à la mission pour le compte d’une entreprise, bien que cela soit plus rare.

Pour beaucoup le moyen de développer un projet

Toutefois, l’autre partie des digital nomads est celle qui place leur projet avant le Voyage. Celui-ci est vécu avec tout autant de plaisir, mais reste un prétexte à s’isoler afin de prendre du recul ou de développer une envie précise, bien souvent à vocation entrepreneurial. C’est autour de ces derniers que se sont multipliées des infrastructures mélangeant auberge de jeunesse et espace de co-working.

L’approche est différente : l’idée n’est plus de gagner de l’argent (tout du moins dans l’immédiat), mais bien d’en dépenser un minimum tout en profitant d’un cadre avantageux et d’un quotidien confortable.

“Le quotidien ? Une liberté enivrante et quelques grosses galères”

C’est bien simple, on ne vit aucunes contraintes ni dans le temps ni dans l’espace,” détaille Elliot par Skype depuis le logement qu’il loue avec deux compagnons de route en Malaisie. “On profite d’un environnement d’une qualité sans égal pour trois fois rien. Si c’était à refaire, je me méfierais cependant de mon arrivée : on a vite tendance à oublier que l’on n’est pas seulement là pour profiter. Il est nécessaire de s’astreindre rapidement à un rythme régulier. Nombreux sont ceux qui s’y perdent et rentrent retrouver un job, faute de revenus suffisants. C’est bien simple, oubliez l’image du nomad allongé sur son transat, ordi sur les genoux, en train de siroter sa piña colada.”

Alors, impossible ? Non bien sûr, mais à condition de fortement se discipliner sous peine de déception. L’image de facilité transmise par ce mode de vie est trompeuse. Le bureau est plus grand, plus varié et bien plus beau, mais le travail reste le travail.

Devenir digital nomad

Un désir exigeant, mais pas inaccessible…

Soyons réalistes : bien que le but est de mélanger boulot et road-trip, tous n’ont pas les moyens ou ne gagneront pas suffisamment pour voyager partout dans le monde. Pour ceux qui compteraient vivre de leur revenus, 800$ de gains par mois (et quelques sacrifices) est un minimum pour se considérer comme “indépendant” dans beaucoup de pays du sud.

Si vous partez de zéro, votre choix devrait naturellement s’orienter vers l’Asie du Sud-Est où se trouver un logement, se nourrir et disposer d’une connexion ne vous coûtera pas bien cher.

Les compétences dont vous aurez besoin

Plusieurs d’entre vous se disent sûrement qu’ils n’ont pas de compétences en informatique particulières, et qu’en conséquent cette folie semble bien lointaine… Erreur. Il existe mille manières de s’assurer un “salaire” régulier sans forcément coder ou être un as du développement web.

Vous savez sûrement utiliser un traitement de texte, avez peut-être des compétences en design, ou voulez partager un savoir particulier…c’est le moment de proposer vos talents ! De la traduction à l’offre de services, en passant par l’assistance virtuelle ou les cours en ligne, il existe en réalité des centaines de moyens de parvenir à vos fins.

La voie “royale” est bien sûr de profiter de ce coup de folie pour tenter votre expérience de micro-entrepreneuriat et tenter de gagner votre pain quotidien en créant votre petite structure. Blog, e-commerce en dropshipping,… les possibilités sont nombreuses, et rien ne vous empêche de jouer les serveurs en attendant les premières rentrées d’argent.

En conclusion

Vous l’aurez compris, le “digital nomadism” demande surtout une bonne dose de culot, et une volonté de fer. Il s’agit aussi d’une manière gratifiante de voyager car la sensation d’accomplissement est totale et on ressent vite cette sensation d’avoir gagné/mérité chaque étape de son Voyage. Alors, on tente ?

Quelques ressources (en anglais)
– Pour trouver un job : Remoteok, Digital Nomad Jobs.
– Pour découvrir les meilleures endroits où s’établir : Nomad List.

InspirationPartir !Sur Place

Les pays les plus heureux du monde ?

par Le Tripeur

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Le choix de la destination est souvent cornélien. On tâte, on hésite, on lance des fléchettes sur un carte en espérant que l’aiguille se portera sur un pays que l’on affectionnera tout autant pour sa culture, ses paysages, son coût ou sa nourriture… Mais pourquoi ne pas plus simplement côtoyer les coins les plus heureux de notre belle planète ?

Ce qui rend initialement le classement annuel Happy Planet Index intéressant pour le voyageur est qu’il ne se contente pas d’estimer le bonheur des habitants, mais aussi la “durabilité” du bien-être et de l’environnement. Sont pris en compte l’espérance de vie, l’inégalité des revenus, ainsi que l’impact de la population sur son entourage. L’équation qui en résulte reste – disons le – très discutable. L’approche reste toutefois appréciable pour la grande majorité des baroudeurs, qui aiment allier contacts humains, ville et nature à leur Voyage. Petit tour de piste de ces destinations ou il ferait bon vivre. A prendre avec du recul !

#1 Le Costa Rica : 44,7 points

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Les Costa-Ricains explosent le classement. Avec le concept de pura vida qui les poussent à respecter la nature et privilégier le contact des gens aimés, une armée inexistante depuis 1949 dont l’ensemble du budget a été alloué à l’éducation et la culture, un système démocratique stable et un environnement de rêve, le Costa Rica fait office de havre de paix mondial dans une Amérique Centrale pourtant régulièrement sujette aux troubles politiques.

#2 Le Mexique : 40,7 points

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Les réformes du milieu de la santé ainsi que de fortes initiatives écologiques ont aidé le Mexique à fortement grimper dans l’index. Les inégalités restent forte, mais le défis écologique a été pris à bras le corps malgré la contribution importante des hydrocarbures à l’économie globale qui reste un véritable problème. Les valeurs d’entraide propres aux pays latino américains donnent au pays une forte cohésion qui contribue en bonne partie au bonheur de ses habitant.

#3 La Colombie : 40,7 points

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40 ans de guerre civile, des millions de déplacés, une paix assez relative avec les rebelles FARC. Comment le peuple colombien a-t-il réussi à se hisser à cette troisième place ? Il faut dire que ces derniers se déclarent globalement heureux tout en consommant peu de ressources et ce dans une économie en croissance. La population dit perçoir de manière général un meilleur avenir pour leurs enfants qu’auparavent, et la culture baignée de musique et de fêtes familiales apporte un bien-être saisissant dans les villes secondaires.

#4 Le Vanuatu : 40,6 points

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Ce chapelet d’îlots du Pacifique au faible PIB par habitant jouis cependant d’un environnement préservé et sans troubles politiques. Le fonctionnement communautaire des habitants rendent ce paisible territoire aussi agréable à visiter qu’accueillant. Pas une surprise donc.

 
 

#5 Le Vietnam : 43,0 points

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Une nation bénie par un tourisme moins agressif que chez sa consœur Thaïlandaise, une notion de la famille portée au pinacle et une forte propensions à vivre sa spiritualité au quotidien font du Vietnam une région “souriante” malgré un gouvernement omniprésent.

 

#6 et #7, Le Panama et le Nicaragua : 39,5 et 38,7 points

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On pourrait décrire ces deux pays à la manière du Costa-Rica, la stabilité politique en moins et les cartels en plus. Cependant les deux nations sont fortement apaisées depuis ces dernières années, ce qui les fait monter dans le classement, leur impact écologique étant faible.

 
 

#8 Le Bangladesh : 38,4 points

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Densément peuplé, sujet aux pires inondations et encore très pauvre malgré l’augmentation des exportation textiles, on peut se demander ce que fait ce pays dans ce classement. A contrario le Bangladesh est à la pointe des décisions environnementales et humaines. Cela nous donne au moins l’avantage de citer ce pays qui vaut largement le coup d’être découvert.

 

#9 La Thaïlande : 37,3 points

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Une Thaïlande qui s’en sort bien, mais dont la perspective est incertaine à cause d’un régime qui se durcit suite à la mort de son monarque. En dehors de ses grands sites touristiques surexploités ou d’un Bangkok plein d’excès, les habitants ont réussi à maintenir un style de vie sain. On ne peut que croiser les doigts pour que l’âme du pays reste ce qu’elle est.

 

#10 L’Équateur : 37,0 points

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Dans la suite des pays d’Amérique centrale, l’Équateur tire son épingle du jeu grâce au cercle familial et une exploitation modérée de ses ressources.

 
 
 
 

En conclusion

Ce qui ressort de l’étude détaillée est l’importance du cadre social, du spirituel et de la relation à la nature pour une vie en harmonie. Pourtant tout n’est pas rose sous certain des cieux de notre top 10. Bien que le calcul de l’index doit être pris avec des pincettes, il permet de voir sous un autre angle des destinations insoupçonnées. Une belle réflexion quoi qu’il en soit.

Sur Place

La carte de crédit en Voyage

par Le Tripeur

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Vous avez sans doute une carte de crédit. Celles-ci sont omniprésentes dans notre monde moderne et l’on a souvent du mal à s’en passer. On l’utilise tout autant pour acheter un téléphone intelligent que pour se procurer son pain. Des pays comme la France ou le Canada sont friands de ce mode de paiement qui permet de se déplacer léger.

N’importe qui peut y souscrire quel que soit l’état de son compte en banque. Mais plutôt de que de rester sur ces considérations de base regardons concrètement comment vous en sortir au mieux à l’étranger.

La bonne carte pour le bon usage

Introduction : peut-on se servir vraiment partout dans le monde de sa carte bancaire ?

En un mot : oui. Les guichets automatiques sont disponibles dans plus de 98% des pays. Vous ne devriez ainsi pas avoir de problème à retirer de l’argent où que ce soit dans le monde.

Pour le reste, tout dépendra de votre itinéraire et de votre destination. Les séjours hors des grandes ville peuvent être problématiques dans les pays en développement. Regardez l’état du réseau bancaire avant de partir et assurez-vous que votre budget quotidien suffira à ces écarts hors des métropoles.

Quels sont les éléments à considérer ?

L’idéal est de comparer votre établissement avec les autres existants. Les items à regarder sont :

  • Le Type de carte (classiques, premier)
  • Les frais de retrait
  • Les frais de paiement (voir la partie sur les frais de transaction)
  • Le coût de la carte à l’année
  • Les conditions d’engagement
  • Les frais de compte
  • Les économies liées à l’assurance

Nous tenteront de vous fournir un listing détaillé des meilleures banques à l’avenir. Quoi qu’il en soit, les établissements en ligne offrent de manière général les prestation les plus avantageuses pour le voyageur : leur service est dématérialisé et permettent souvent de baisser ses frais à l’année de plusieurs dizaines de pourcents.

Et les assurances dans tout ça ?

Vous trouverez ce sujet traité plus en détail ici. En résumé toutes les cartes possèdent une assurance à minima. Le mieux reste pourtant de souscrire à une carte Premier (Visa) ou Gold (Mastercard). Pour les séjours de plus de 3 mois, une assurance classique est à considéré.

Petit guide pratique de la carte bancaire en Voyage

De l’avantage du distributeur

Trois choix principaux s’offrent au voyageur devant convertir son argent :

La commande à la banque avant le départ : commissions en haut de la fourchette, alors on s’abstient, ce n’est vraiment pas l’idéal pour faire des économies.
Le bureau de change : prestations à prix élevé, uniquement si vous devez absolument convertir du cash.
Le guichet automatique : Le moins onéreux et le plus pratique. Vous en trouverez dans tous les aéroports à l’arrivée, à supposé que vous êtes venus par les airs.

Prenez toujours deux cartes avec vous !

Perdez votre unique carte, et c’est tout un chemin de croix que vous aurez à affronter (il en va de même pour le vols). Cela fini toujours par une longue attente au Western Union le plus proche, pour obtenir un virement d’un proche que vous aurez appelé à grand frais.

Demandez à votre au banque ou ouvrez un compte en ligne : votre nouvelle carte sera gratuite la plupart du temps et vous augmenterez vos possibilités de retraits d’urgence.

Les frais de transaction

La plupart des banques facturent une commission fixe et une commission variable dépendamment de leur partenariat avec les établissements locaux, du pays de retrait et de votre type de carte. Renseignez-vous pour éviter les mauvaises surprises (des frais fixes d’une dizaine d’euro-dollars peuvent exister, méfiance !).

Lors d’un retrait, votre banque demande à l’établissement gestionnaire du distributeur de vous fournir l’argent et paye alors des frais et vous les refacture, ainsi qu’un intérêt sur la conversion de devises.. En conséquent, si vous payez directement par carte (au restaurant par exemple), ces frais seront moins élevés car n’impliqueront pas de liquidités. Votre banquier est en capacité de prévenir si des accords avec des succursales locales sont en cours et quels seront les frais appliqués. Payez plutôt par carte, et gardez le cash pour les cas où seul celui-ci est utilisable.

À savoir pour les Français que les frais engagés en Zone Euro ne suivent pas ce modèle et seront équivalents à vos frais en France.

Lors de vos retraits, veillez à ne pas retirer de trop petites quantités afin de “lisser” les frais fixes. Des frais à 3$ représentent 3% d’un retrait de 100$, 1,5% d’une retrait de 200$ (soit déjà deux fois moins !).

En somme : moins de retraits mais en plus grande quantité.

Les plafonds de retrait

En fonction du type et de la marque de votre carte, vous pourriez vous confronter à une limite de retrait.
Cela implique un plafond de retrait sur 7 jours glissant, limité aux guichets automatiques (ex : 400$/semaine), qui peut s’avérer frustrant voire totalement agaçant si vous comptiez prendre avec vous beaucoup de devises avant de partir dans la cambrousse.
Le plafond de paiement sur 30 jours glissants, quant à lui, prend en compte les achats en commerce et les autres transactions.

Une fois de plus renseignez-vous bien avant votre départ.

Fraude à la carte bancaire

Gardez toujours un œil sur votre carte. Il suffit d’un seul terminal frauduleux pour la copier et les arnaques ne sont pas si rares que ça.

Si vous avez accès à internet, regardez de temps en temps l’état de votre compte en banque afin de surveiller les mouvement inhabituels. Enfin ne payez avec que chez le commerçants qui vous inspirent confiance, surtout dans les pays où son usage n’est pas démocratisé. Rien ne sert cependant d’être paranoïaque, mais n’oubliez pas que c’est avec les petites précautions qu’on évite de grands tracas 🙂

À vérifier avant le départ

1. Prévenez votre banque que vous partez à l’étranger, vous ne voudriez pas que votre compte soit bloqué si celle-ci craint une utilisation frauduleuse de votre carte.

2. Vérifiez la date de validité, une erreur bête mais qui peut arriver à tout le monde.

3. Gardez sur un papier le numéro international noté au dos de celle-ci si vous deviez faire opposition.

4. Vous utilisez votre carte pour la première fois ? Il vous faudra absolument réaliser un premier retrait avant votre départ afin de l’initialiser.

5. En cas d’achat sur internet, n’oubliez pas que certains établissements vous demanderont un code envoyé par sms. Emportez donc votre SIM ou prenez une carte prépayée.

Sur Place

Quelle est la meilleure attitude à adopter dans un pays faiblement développé ?

par Le Tripeur

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D’après l’Université du Maryland, plus de 50 millions de voyageurs occidentaux se rendent sur les routes des pays en développement chaque année. Les raisons sont diverses, allant du climat chaud et ensoleillé à l’intérêt culturel, en passant par l’attrait d’un budget modéré ou l’envie de se dépasser.

Dans les pays à très faible développement, le backpacking reste une expérience particulièrement forte, que ce soit pour la première fois, ou que l’on ait déjà bien crapahuté. Accès difficile aux moyens de communication, infrastructures d’hébergement ou de transport peu disponibles au delà des grandes villes, une certaine pauvreté, un comportement particulier à tenir… Beaucoup de questions se posent au moment de planifier ce Voyage. Une crainte légitime, mais vite effacée face à la piqûre d’humanité et d’authenticité accompagnant bien souvent ce genre de destination.

Mais pour quel raison se rend-t-on dans des pays dit “pauvres” ?

Oubliez les accusations faciles de voyeurisme. Voyager dans les pays les moins favorisés de ce monde est une aventure souvent bien plus gratifiante et utile que ce qu’on imagine. C’est un monde peu connu la plupart du temps : la pauvreté implique trop régulièrement un tourisme limité à certaines zones “présentables”. C’est un fait. Madagascar possède sur son île quelques-uns des plus beaux resorts de la planète, mais peu nombreux sont leurs occupants à profiter de la vie hors-circuits. Dans l’extrême on pourra trouver des pays comme le Bangladesh, où l’on ne rencontre parfois plus un seul de ses coreligionnaires une fois sorti de Dhaka, la capitale.

Où est la gratification dans tout ça ? En tant que voyageur, elle est dans cette sensation d’avoir réalisé un parcours unique et peu connu du grand public. En tant qu’être humain, elle se nourrit de la satisfaction d’avoir osé : osé voir un univers que l’on évite souvent du regard chez soi, osé se confronter à ses craintes et à la solitude, osé s’être trouvé comme un Homme parmi d’autres Hommes, malgré les différences.

Comme nous l’aborderons ici, ceci implique plus que jamais de maitriser son comportement et d’évaluer son impact. Car aussi étonnant que cela puisse paraitre, ce genre de baroude réclame une réflexion bien particulière.

Une approche simple pour une expérience exceptionnelle

Agir comme un local…sans trop en faire

Construire un pont culturel avec les habitants est rendu d’autant plus facile que l’on se soumet à leurs coutumes et que l’on respecte leur approche des relations humaines. C’est aussi un moyen efficace de donner une image positive du voyageur. Alors lisez tout ce que vous pourrez quant aux pratiques et tabous avant votre arrivée, apprenez la manière de se saluer, assurez-vous que vos propres mœurs et habillements ne seront pas de nature à choquer ou déranger, et n’oubliez jamais que ce qui est normal chez vous ne l’est pas forcément ailleurs.

Nul n’est forcé à s’assimiler totalement aux habitudes locales, mais s’adapter au mieux permet d’autant plus de comprendre de l’intérieur sa destination. Ce sera votre force pour tout votre parcours. Allié à un bon sens de l’humour et à une certaine ouverture d’esprit, dite vous bien que ce comportement touchera au cœur des locaux souvent fiers de voir un visiteur sur leurs terres. Fiers d’être compris dans leur identité la plus profonde.

Donner ou ne pas donner ?

L’éternel question du voyageur en pays défavorisé : comment aider ceux dans le besoin avec pudeur ? Comment “bien-faire” face à des gamins des rues qui se rassemblent autour de vous en tendant la main ? Chacun aura sa philosophie, voici cependant quelques éléments de réponse que nous pensons important de partager ici.

Il faut toujours bien être conscient que donner de l’argent encourage la culture de la mendicité, et induit l’air de rien de creuser encore plus profondément le fossé entre riches et pauvres. Bien souvent dans le cas des enfants, l’argent récolté n’ira pas directement dans leur poche, mais finira dans la main d’un chef de bande parfois pas plus âgé qu’eux, l’exploitation d’orphelins est une réalité partout dans le monde. C’est aussi régulièrement le cas avec les adultes : la mendicité peut vite devenir un véritable business pour ceux qui en tirent les ficelles. À la place il sera toujours préférable d’acheter une bricole à un vendeur des rues que de donner. Cela reste un moyen simple et concret de valoriser un effort.
Néanmoins, si vous ressentez le besoin de donner à quelqu’un, essayez de mettre une valeur sur ce don. Demandez lui de vous indiquer la route en échange, de vous apprendre 2/3 mots dans sa langue, de vous arrêter un transport, etc.

Et si le véritable impact était de dépenser avec sagesse ?

En emportant des devises avec vous, vous ramenez mécanique de l’argent frais à l’économie locale. C’est une bonne nouvelle pour tous, toutefois vous pourrez avoir encore plus d’impact en réfléchissant à la manière d’user de vos sous. En résumé : dépensez local autant que possible. Achetez vos nécessaires de toilette dans la boutique du coin, faites réparer votre semelle chez un cordonnier plutôt que de racheter une paire fabriquée ailleurs, mangez dans un resto de rue, les possibilités sont infinies ! Ce sera de plus un excellent moyen de rencontrer un grand nombre de locaux qui pourront vous aidez et vous conseiller.

Pour ce qui est de négocier, il n’y aura en général pas de soucis. C’est une pratique rependue qui réclame simplement de ne pas pousser trop loin. Assurez-vous que le prix final soit juste pour tous, voire un peu plus élevé que prévu.

Être exemplaire : le meilleur moyen d’aider à développer durablement le pays

Il est toujours saisissant d’hypocrisie de voir des touristes occidentaux faire sur place des choses qui paraitraient inacceptables, ou illégales, dans leur propre pays. N’oubliez pas que votre comportement influence bien plus la vie local qu’on ne le pense. Les jeunes notamment, sont les plus fascinés par ces voyageurs venus de pays riches dont ils fantasment la vie et copient les habitudes. Dans un autre registre, des quartiers entiers de Bangkok sont ainsi devenus à l’époque, et en l’espace de quelques années, des plate-formes du sexe et de la drogue. Certains roitelets de la ville ont compris qu’il feraient plus d’argent par ces biais qu’en investissant dans métiers “propres”.
À nous tous donc de représenter ce que devrait être le tourisme ou le backpacking : un véritable partage, car voyager c’est avant tout être bienveillant envers son hôte ou son visiteur.

En profiter pour se développer intérieurement

Au delà des paysages et des scène de vie fantastiques que l’on y vit. Ce genre d’aventure reste un moyen extraordinaire de développement personnel. À moins de rester cloitré dans l’hôtel du quartier, ces destinations particulières vous propulsent à ce point hors de votre zone de confort que c’est tout un schéma de pensée que l’on fait évoluer. C’est donc le moment idéal pour apprendre des éléments de langage, se plonger dans la grande Histoire, et voir avec des yeux ouverts tout ce qui peut paraitre improbable ou interpellant.

Ne nous méprenons pas : l’importante différence de revenu entre le voyageur et les locaux fera quoi qu’il en soit de vous un “riche”, et beaucoup le verrons tout d’abord ainsi. S’adapter, c’est mettre en place tout un système de confiance apportant un lien vrai et sincère, et qui permet de gommer une partie de cet écart matériel.

On ne revient jamais tout à fait indemne d’un Voyage dans un tel pays, et peut être est-ce là l’un des plus beau cadeau que nous offre le voyage.

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