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Arrête de Voyager, tu vas foutre ta vie en l’air.

par Le Tripeur

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Le Voyage ne fera pas toute ta vie.

La plupart des jeunes gens d’aujourd’hui ressentent un besoin pressant de partir découvrir les routes du monde. C’est normal.

Tu as 20 ans, 25 ans, 28 ans. Tu es plein d’énergie, impétueux. L’existence semble t’offrir tous les chemins possibles. Du coup tu dépenses le peu d’argent que tu as et tu parcours des morceaux de monde. Tu désires ne pas te laisser attraper par la réalité, tu vois ta tête se remplir de paysages et de rencontres alors que tes poches se vident.

A quoi bon cette inconscience ?

Ton énergie d’aujourd’hui doit être investie dans ta sécurité de demain.

Te souviens-tu quand enfant tu courrais en cercle puis changeait de direction sans discontinuer ? Ça te rendait malade n’est-ce pas ? Alors pourquoi persister à faire de même à l’âge où tu devrais commencer à construire ? Pourtant tu t’entêtes.

Ce n’est pas sain. Ton cerveau est plastique. Ta jeunesse te rend sensible aux effets que provoquent le Voyage. D’aucuns disent que cela leur a ouvert des horizons et permis de penser d’une autre manière. C’est en effet le cas, et c’est dangereux. Tu ne seras plus le même. La personne que tu étais n’existera plus. Chaque découverte, chaque dialogue aura un impact sur qui tu es. Tes pensées en seront imprégnées. C’est terrifiant. Tu as eu une éducation et un cadre, c’est bien suffisant. Pourquoi chercher à l’adapter ?

Tu commenceras à te poser des questions :
 

“Pourquoi ne pas étudier une autre langue ?”

“Ai-je vraiment envie de travailler 40h par semaine avec quelques congés par an ?”

“Et si ce pays que j’ai visité me convenait mieux ?”

“Puis-je vivre heureux sans avoir autant que je le pourrais ?”

“Peut-être pourrais-je utiliser ce que j’ai appris ailleurs pour bâtir ma vie ?”

“Quel sens je veux donner à mon avenir ?”

“Le travail pour le travail vaut-il le coup ?”

 
Cette fuite en avant nuira à ta stabilité. Heureusement il faudra bien que tu achètes un jour une maison, que tu t’installes. Oh je ne parle pas d’un de ces investissements qu’on loue. Je parle de ta propriété, à toi, dont tu paieras les traites. Un emprunt, une carrière, une famille et une voiture. Faire le même trajet tous les jours est rassurant. Travailler dans un cadre déterminé est nécessaire.

On sait que l’on a réussi lorsque notre environnement nous évite ces interrogations. Une fin de semaine hors de la ville, quelques verres entre amis, c’est bien suffisant pour s’évader.

Voilà les atours d’une vie honnête et confortable.

Tu me dis qu’il y a d’autres solutions, qu’il existe d’autres moyens de se bâtir un équilibre, tu crois qu’il est possible de ne pas avoir qu’un unique foyer. Cette attitude te poussera à redéfinir le mot “normal”, tu te sentiras constamment l’envie de te dépasser. Chacun ces désirs sera un prétexte au séjour ou au projet suivant.

Pour qui te prends-tu à rêver ainsi ? Le monde est dur, les règles sont claires. Ce n’est pas toi qui en changera l’essence.

Et pourtant tu n’as de cesse d’essayer, de te confronter aux éléments comme un animal enragé, de vouloir compléter la palettes de tes émotions connues et des couleurs que tu n’a pas encore découvertes. Tu tentes de trouver dans chaque grain de sable la réponse à tes questions. Tu espères que les vents d’autre continents te souffleront de nouveaux secrets. Tu t’interdis tout fatalisme et continues de penser que tout geste, s’il est fait avec sincérité, peut changer les choses.

Tu mets en avant le changement de perspective, la tolérance à l’incertitude, l’ouverture à l’autre, la capacité à choisir, l’apprentissage, la créativité. Quel Être adapté à la société peut-il avoir besoin de tout ça ?

Tu es fou. C’est une expérience dont on ne revient pas indemne. Fonce !

 

(Edit : Vous aurez compris que cet article est dédié aux Voyageurs et n’est en aucuns cas une critique de celles et ceux ayant préféré un mode de vie plus sédentaire 🙂 )

Sur Place

Survivre aux trajets longue-distance en bus

par Le Tripeur

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Un Voyage longue-distance en bus, c’est long et ça implique souvent quelques douleurs au coccyx. Mais c’est rarement très cher et donc parfait pour les routard !

Organiser son déplacement

Inutile de vous ruer sur le premier guichet au moment d’acheter votre billet. Si vous en avez la possibilité, cherchez des informations en amont via internet ou votre guide. L’alternative étant bien sûr de demander quelques tips aux autres voyageurs ou aux locaux : ces derniers n’hésiterons pas à vous aider. Autant en profiter si vous êtes au bout du monde et ne parlez pas un mot de la langue locale.

Dans le cas contraire inutile de gesticuler, une carte ou le nom de votre destination devrait faire l’affaire au moment de passer commande (de l’art de jamais oublier un papier et un crayon avec soi).

Sachez à quoi vous attendre !

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Où que vous soyez dans le monde il existera des bus aux suspensions limées et aux fauteuils rapiécés, capables de vous emporter au loin à un prix limité voire modique. Dans les régions en développement, soyez bien conscient de vos standards et de l’état des véhicules. Pourquoi pas demander à voir le bus si vous en avez la possibilité ?

12h de nuit sur les cailloux à essayer de profiter de ce qui devait être un bon repos (afin d’économiser une chambre) peut être une frustration certaine ! Une fois de plus rassemblez des infos : il existe bien souvent des compagnies VIP très abordables, voire de plus rares bus-couchettes (sisi, des bus-couchettes). A l’exception de certains pays africains, ce type de surclassement existe quasiment partout. Du Pérou au Vietnam vous ne devriez pas avoir de soucis à en trouver.

Toutefois pour les trajets de moins longue haleine il fait toujours bon de privilégier les bus de base, excellents moyens de se mélanger à l’habitant.

Acheter son billet

Une fois ces premiers éléments considérés, place à l’achat.

Comme mentionné, l’idée du bus de nuit est souvent un moyen d’associer l’utile à l’agréable et de ne pas voir défiler les heures. Attendez-vous cependant à une possible arrivée matinale, voire dans la nuit, ce qui en fonction de la destination peut être problématique.

Au moment de lâcher vos sous, assurez-vous de bien avoir été compris. Confirmez la destination, l’horaire, voire la présence de nourriture à bord et d’arrêts éventuels. Par ailleurs, si vous observez des tickets, demandez en un histoire d’éviter des conflits futurs, ou essayez d’obtenir un reçu écrit à la main.

Quoiqu’il en soit allez toujours au guichet pour acheter votre billet. Cela vous reviendra la plupart du temps bien moins cher que via une agence ou un hôtel.

Savoir où s’asseoir

Aussi important que de prendre la bonne place au cinéma. Si vous êtes sujet à la nausée, l’idéal reste de s’asseoir vers le milieu du bus et près de la fenêtre. Cela atténuera les secousses et vous permettra de voir défiler le paysage, et ainsi de reposer votre cerveau. Évitez l’arrière où se trouve généralement le moteur et ses vibrations. Pour nos voyageuses solitaires qui chercheraient un sentiment de sécurité plus probant, nous vous conseillons toutefois de privilégier l’avant du bus, à la vue du chauffeur.

Il peut arriver que les places soient numérotés et déterminées à l’avance. N’hésitez pas à vous armer de votre plus beau sourire afin de réclamer un siège qui vous conviendrait mieux, vous n’avez rien à perdre.

La question des bagages

Dans l’immense majorité des cas votre sac sera soit placé en soute, soit sur le toit du bus. Sécurisez ce dernier à l’aide d’un cadenas et faites en sorte que celui-ci soit placé le plus au fond de la pile. Généralement il n’y aura aucun soucis, mais mieux garder un œil depuis l’extérieur jusqu’au départ.

Surtout n’oubliez pas l’indispensable sac d’appoint et mettez y vos papiers, votre électronique et gardez un peu d’argent sur vous en cas de soucis avec votre sac-à-dos principal.

Profitez en pour y glisser des snacks et suffisamment d’eau pour le trajet, ainsi que du papier toilette et pourquoi pas des lingettes rafraîchissantes. Pouvoir bouquiner ou s’occuper de quelque manière que ce soit n’est évidemment pas un luxe, pensez-y au moment de préparer votre sac !

Comment s’en tirer à bon compte

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Les agréments du Voyage ou comment se préparer mentalement

Les points suivants sont à considérer, malgré tout profitez des petites joies et souvenirs en dépit des désagréments d’une très longue route 😉

  • Il y aura du bruit
  • Votre voisin peut dégager une odeur corporelle forte
  • En cas de présence de jeunes enfants vous aurez même le droit au combo des deux
  • Vous aurez les jambes en bouillie en cas de sièges serrés
  • Il peut y avoir quelques fumeurs, voire beaucoup de fumeurs, en Asie notamment
  • On a déjà pu voir un couloir de bus devenir un vrai crachoir
  • Les pannes et retards seront souvent de la partie

Tout ceci est du vécu, mais est bien entendu à considérer “au pire”. Simplement, il faut parfois savoir se montrer compréhensif face aux réalités du terrain. (Rigolez-en et pensez aux copains enfermés au bureau, ça fait toujours du bien.)

Savoir épargner ses membres

Profitez de poses généralement rares et sortez dès que possible. L’expérience peut rester douloureuse alors profitez de la moindre occasion de vous dégourdir les jambes et de vous étirer. Ne vous éloignez tout de même pas trop afin d’éviter que le bus ne parte sans vous (encore une fois, c’est du vécu).

Faites connaissance et profitez de la vue !

Apprendre à connaitre un peu (ou beaucoup) ses voisins, en plus d’être une expérience enrichissante, est un véritable atout. Cela peut vous permettre de mieux connaitre votre destination et ses bons plans, et – soyons francs – représente un gage de sécurité important pour les femmes voyageant seules.

Le bus reste bien évidemment un moyen assez exceptionnel de voir du pays au fil des kilomètres. Dans les pays les plus chauds, si vous décidez de prendre un car à bas coût, les fenêtres seront la plupart du temps ouvertes et vous permettront de prendre des photos en toute tranquilité.

Le bus, malgré ses différences avec le confort du train reste LE meilleur moyen de transport le plus compétitif. Pour le meilleur et pour le pire.

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